Bourse · 2026

Simulateur ETF 2026 : projection de portefeuille long terme avec DCA

Simulateur ETF long terme 2026 : projection DCA MSCI World, comparaison PEA vs CTO vs AV, capital réel après inflation, fiscalité chiffrée à la sortie.

Un versement mensuel de 300 € sur un ETF monde à 7 % de rendement, ça devient combien dans 20 ans ? Le simulateur ci-dessous te sort le capital nominal, le capital réel (déflaté), la fiscalité à la sortie selon l’enveloppe (PEA, CTO, AV) et te met en face de ce que rapporte vraiment le DCA sur ETF passif.


Simulateur

ETF DCA : projection de portefeuille long terme

Renseigne ton capital de départ, tes versements mensuels et ta durée. Le simulateur calcule ton capital final nominal et réel (déflaté), ton total versé, la plus-value brute et la fiscalité applicable selon l’enveloppe (PEA, CTO ou assurance vie).


MSCI World historique : 7 %

Moyenne long terme : 2 %

MSCI World Amundi/iShares : 0,15 à 0,30 %

Capital final net
0 €
Total versé : 0 €
Capital final nominal
0 €
Capital final réel (pouvoir d’achat)
0 €
Plus-value brute
0 €
Fiscalité à la sortie
0 €

PEA vs CTO vs AV, le vrai match. Sur 20 ans, le PEA écrase à peu près tout : exonération d’IR après 5 ans, seuls les 17,2 % de PS restent dus. L’AV rejoint le PEA après 8 ans grâce à l’abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple). Le CTO reste pertinent pour les ETF non éligibles PEA (MSCI World synthétique acceptable, US direct non). Pour cadrer ton enveloppe fiscale et le dosage, un logiciel comptable avec un conseiller te fait le comparatif chiffré sur ton profil.


L’ETF en 3 minutes

Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds indiciel coté en bourse. Au lieu d’acheter des actions une par une, tu achètes une part d’un panier qui réplique un indice : CAC 40, S&P 500, MSCI World, MSCI Emerging Markets, etc. En une seule ligne, tu détiens des dizaines à des milliers d’entreprises.

Trois avantages qui expliquent l’explosion du segment ces 10 dernières années :

  • Diversification instantanée : un MSCI World couvre ~1 500 grandes valeurs de 23 pays développés.
  • Frais très bas : le TER (Total Expense Ratio) tourne autour de 0,15 à 0,30 % par an, contre 1,5 à 2,5 % pour un fonds actif classique.
  • Performance nette supérieure aux fonds actifs sur le long terme : les études SPIVA montrent que 80 à 90 % des gérants actifs sous-performent leur indice de référence sur 15 ans.

MSCI World, S&P 500 ou All World, lequel choisir ?

  • MSCI World : 23 pays développés, ~70 % USA, ~1 500 valeurs. Rendement historique brut ~7 à 9 %/an sur 30 ans.
  • S&P 500 : 500 plus grandes valeurs américaines. Rendement historique ~9 à 10 %/an. Concentration USA à 100 %, sensible aux cycles US.
  • MSCI ACWI (All Country World) : ajoute au MSCI World les marchés émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.). ~2 900 valeurs, ~88 % du marché mondial cotable. Rendement légèrement inférieur au World sur 10 ans.
  • FTSE All-World : concurrent Vanguard/iShares équivalent au MSCI ACWI.

Le choix par défaut pour un investisseur français long terme : un MSCI World ou un All World éligible PEA (via réplication synthétique, ex : Amundi PEA MSCI World UCITS ETF, iShares Core MSCI World). Le S&P 500 pur est plus concentré, à réserver à ceux qui assument le pari US.

PEA vs CTO vs assurance vie

PEA (Plan d’Épargne en Actions)

Plafond de versement : 150 000 €. Éligibilité : actions et ETF domiciliés dans l’Union européenne, plus quelques ETF à réplication synthétique qui répliquent des indices non européens (MSCI World, S&P 500, Nasdaq).

Fiscalité : au bout de 5 ans, exonération d’IR sur les gains, seuls les prélèvements sociaux à 17,2 % restent dus au retrait. Avant 5 ans, tout retrait (même partiel) clôture le PEA et déclenche la flat tax de 30 % sur les gains.

C’est de très loin l’enveloppe la plus fiscalement efficace pour un investisseur long terme en ETF actions.

CTO (Compte-Titres Ordinaire)

Aucun plafond, aucune restriction géographique. Tu peux acheter n’importe quel ETF, action ou obligation coté n’importe où dans le monde.

Fiscalité : flat tax de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) sur les gains réalisés, chaque année. Ou option pour l’imposition au barème progressif si ton TMI est bas.

Le CTO reste utile pour les ETF non éligibles PEA (ex : ETF à réplication physique US, ETF thématiques, ETF obligataires spécifiques).

Assurance vie

Plafond illimité. Éligibilité : les ETF et unités de compte référencés par ton contrat (une centaine chez Linxea Spirit 2, Placement-direct.fr, etc.).

Fiscalité à la sortie après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains, puis 7,5 % d’IR + 17,2 % de PS. Avant 8 ans : flat tax 30 %.

L’AV bat le PEA sur deux critères : transmission (hors succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire versé avant 70 ans) et souplesse (rachat partiel sans clôture). Elle perd sur la fiscalité pure au-delà de l’abattement.

DCA vs lump sum : la vraie question

DCA (Dollar Cost Averaging) : tu verses la même somme chaque mois, sans te soucier du niveau de marché. Tu achètes plus de parts quand ça baisse, moins quand ça monte, tu lisses ton prix de revient.

Lump sum : tu investis tout d’un coup dès que la somme est disponible.

Les études de Vanguard (2012, 2023) montrent que le lump sum bat le DCA dans 66 % des cas sur 10 ans, en raison de la tendance haussière moyenne des marchés. Mais le DCA gagne psychologiquement : tu subis moins un krach juste après l’entrée, tu construis une discipline mensuelle et tu n’as pas besoin d’avoir un gros capital de départ.

Verdict pratique : si tu as un gros pactole ponctuel (héritage, revente immobilière), le lump sum est statistiquement optimal. Si tu épargnes sur salaire, le DCA est le seul choix réaliste, et il fonctionne très bien sur 15+ ans.

ETF vs SCPI vs actions individuelles

ETF actions : liquidité totale (rachat le jour même), pas de gestion, exposition mondiale, rendement long terme 6 à 8 % réel.

SCPI : rendement distribué stable (4 à 6 % brut), fiscalité de revenus fonciers punitive (TMI + PS), frais d’entrée 8 à 12 %, liquidité incertaine (délai de sortie plusieurs mois voire suspendu). Voir notre simulateur SCPI.

Actions individuelles : espérance supérieure possible, risque de perte totale ligne à ligne, exige du temps de veille. À réserver à une petite poche satellite (10 à 20 % max du portefeuille) pour l’immense majorité des investisseurs.

Sur 30 ans, la combinaison la plus documentée : 70 à 85 % en ETF actions monde (PEA + AV), 10 à 20 % en immobilier (SCPI Europe, RP), 5 à 10 % en fonds euros ou obligataire pour la poche sécurisée.

Cas concret : 300 € par mois pendant 20 ans

Hypothèses : capital initial 5 000 €, 300 €/mois, rendement brut 7 %, TER 0,20 %, inflation 2 %, PEA >5 ans.

  • Total versé sur 20 ans : 77 000 €.
  • Capital final nominal : ~166 000 €.
  • Capital réel (pouvoir d’achat 2026) : ~112 000 €.
  • Plus-value brute : ~89 000 €.
  • Fiscalité PEA (PS 17,2 %) : ~15 300 €.
  • Capital net final : ~151 000 €.

Le même scénario en CTO (flat tax 30 %) : capital net final ~139 000 €, soit 12 000 € de moins. C’est le prix de la mauvaise enveloppe. Sur 30 ans, l’écart passe à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Le vrai piège : les frais du contrat

Le TER de l’ETF est faible, mais tu paies aussi les frais de l’enveloppe :

  • Courtier PEA : de 0,50 % par ordre chez BoursoBank/Fortuneo à des tarifs plus lourds chez les banques réseau (Crédit Agricole, BNP, LCL). Tu peux facilement doubler tes frais réels sur ton PEA en restant chez ta banque historique.
  • Contrat AV : frais sur versement (0 à 3 %), frais de gestion sur unités de compte (0,5 à 1 %/an), frais d’arbitrage (0 à 0,50 %). Un mauvais contrat te bouffe 1 à 1,5 % par an, soit un tiers du rendement long terme.

Les contrats « propres » documentés : Linxea Spirit 2 Suravenir, Placement-direct.fr, Yomoni, Nalo, Ramify. Frais de gestion 0,50 % à 0,60 %/an, zéro frais d’entrée.

Questions fréquentes

Quel ETF choisir pour démarrer avec 100 € par mois ?
Un MSCI World éligible PEA : Amundi MSCI World UCITS ETF (LU1681043599) ou iShares Core MSCI World (IE00B4L5Y983) selon éligibilité du courtier. Un seul ETF suffit pour démarrer.

Faut-il diversifier entre plusieurs ETF ?
Pas indispensable la première année. À partir de 20 000 € on peut ajouter un ETF émergents (10 à 20 %) et un ETF small cap monde (10 %) pour rééquilibrer.

Combien de temps garder ses ETF ?
Horizon minimum recommandé : 8 à 10 ans pour absorber un cycle complet. Idéal : 20 à 30 ans pour bénéficier pleinement des intérêts composés.

Puis-je perdre tout mon capital sur un ETF MSCI World ?
Non, sauf effondrement des ~1 500 plus grandes économies mondiales simultanément, scénario apocalyptique jamais observé. Baisses temporaires de 30 à 50 % possibles (2008, mars 2020).

Faut-il investir en ETF pendant une phase de marché haut ?
Impossible à prévoir. Le DCA neutralise la question en lissant sur des dizaines de mois. Attendre « la baisse » fait perdre en moyenne plus que ça n’en fait gagner.

PEA plafond atteint, que faire ensuite ?
Basculer sur AV en unités de compte (ETF Amundi/iShares référencés) ou sur CTO pour les ETF non accessibles ailleurs.

Différence entre ETF capitalisant et distribuant ?
Le capitalisant réinvestit les dividendes automatiquement (croissance composée pure). Le distribuant te verse les dividendes en cash (utile pour du revenu, mais moins efficace fiscalement en PEA/AV où la capitalisation n’est pas taxée).

Faut-il craindre la faillite du fournisseur d’ETF (Amundi, iShares) ?
Les actifs sous-jacents sont détenus par un dépositaire séparé (réglementation UCITS). En cas de faillite du promoteur, les actifs restent la propriété des porteurs.

En pratique

L’ETF long terme en PEA reste la stratégie la mieux documentée et la plus fiscalement efficace pour un investisseur français. Le vrai levier ce n’est pas de choisir le meilleur ETF, c’est de tenir la durée (10+ ans), garder les frais bas (TER <0,30 %, courtier <0,50 %/ordre) et automatiser le versement mensuel pour ne jamais rater un mois.

Pour cadrer le dosage entre PEA, AV et CTO en fonction de ton TMI et de ta transmission, un logiciel comptable avec un conseiller (L-Expert-Comptable ou Swapn) te fait le comparatif chiffré sur ton profil, plafond par plafond.

Comparateur : 200 €/mois sur 25 ans, ETF vs SCPI vs AV UC

Versement 200 €/mois pendant 25 ans, capital initial 5 000 €. Rendements moyens du marché historique, fiscalité française appliquée à la sortie.

Support Rendement moyen espéré Frais annuels Capital brut à 25 ans Fiscalité sortie Capital net
ETF en PEA 7 % (MSCI World hist.) 0,20 % TER ~178 000 € PS 17,2 % sur PV (IR exo) ~157 000 €
ETF en CTO 7 % 0,20 % TER ~178 000 € PFU 30 % sur PV ~139 000 €
SCPI en direct 5 % TDVM + 0,5 % capitalisation 0 % TER SCPI, 10 % frais entrée ~123 000 € Revenus fonciers TMI 30 % + PS 17,2 % ~91 000 €
AV UC (fonds mixte) 4,5 % moyenné (euros + UC) 1 % frais gestion ~108 000 € PFU 7,5 % après 8 ans avec abattement ~102 000 €
AV fonds euros pur 2,5 % net 0,6 % frais ~89 000 € PFU 7,5 % après 8 ans avec abattement ~85 000 €

Verdict : les ETF en PEA écrasent tous les autres supports sur 25 ans (capital net +55 % vs AV UC). Les frais et la fiscalité PEA sont imbattables. La SCPI reste utile pour un besoin de revenus immédiats, l’AV pour la transmission (abattement 152 500 € par bénéficiaire).

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Sources et références :
– Rapports SPIVA (S&P Indices Versus Active), publications semestrielles
– Études Vanguard sur DCA vs lump sum (2012 et actualisations 2023)
– Article L221-30 et suivants du Code monétaire et financier (PEA)
– Article 150-0 A du CGI (plus-values mobilières)
– Article 200 A du CGI (flat tax et option barème)
– Article 125-0 A du CGI (fiscalité assurance vie)
– Documentation Amundi, iShares, Lyxor, Vanguard sur les ETF UCITS

Auteur : Loïc H, passionné d’investissement et d’entrepreneurs.

Disclaimer : Le simulateur retient un rendement constant, ce qui n’est pas la réalité des marchés (volatilité annuelle 15 à 25 %). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité modélisée est celle en vigueur au 1er janvier 2026 et peut évoluer. Confronte toujours ta stratégie à ton profil de risque et, en cas de doute, à un professionnel indépendant.

Loïc H

Entrepreneur depuis plus de dix ans, investisseur long terme par nécessité plus que par idéologie. J'écris ce que j'aurais voulu lire avant de faire mes erreurs, chiffres à l'appui et sans jargon.

Entrepreneur Investisseur patrimonial LinkedIn

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