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Simulateur PEA et PEA-PME 2026 : plafond combiné et sortie exonérée

Simulateur PEA et PEA-PME 2026 : plafond 225 000 € combiné, fiscalité de sortie, projection sur 25 ans. ETF éligibles, actions US via ETF synthétiques.

Le PEA reste l’enveloppe fiscale la plus efficace du marché français pour capitaliser en actions. Après 5 ans, la plus-value sort exonérée d’impôt sur le revenu, tu ne payes que 17,2 % de prélèvements sociaux. Le simulateur ci-dessous te montre combien ça change sur 25 ans, comparé à un compte-titres taxé au PFU 30 %.


Simulateur

PEA et PEA-PME 2026 : plafond combiné et fiscalité de sortie

Renseigne ton effort d’épargne, la durée cible et le rendement visé. Le simulateur calcule ton capital final, ta plus-value et la fiscalité selon que tu sors avant ou après 5 ans de détention. Sortie après 5 ans : exonération d’IR, tu ne payes que les prélèvements sociaux (17,2 %).

DCA classique conseillée sur un PEA en ETF

Actions monde : 7 % long terme

PEA seul : 150 000 €. Combiné : 225 000 €

Utile pour comparer au CTO

Capital final projeté
0 €
Total versé : 0 €
Plus-value brute
0 €
Régime fiscal appliqué
Après 5 ans
Fiscalité (IR + PS)
0 €
Capital net après impôt
0 €

Le vrai atout du PEA : après 5 ans, la plus-value est exonérée d’impôt sur le revenu, tu ne payes que 17,2 % de prélèvements sociaux. Sur 25 ans, ça peut représenter 20 000 à 40 000 € d’impôts en moins comparé à un compte-titres au PFU 30 %. Attention, actions US non éligibles, il faut passer par des ETF Amundi ou BNP synthétiques. Pour arbitrer PEA vs CTO vs assurance vie selon ta situation, un logiciel comptable avec un conseiller te chiffre l’écart en 10 minutes.


PEA et PEA-PME, la mécanique en 3 minutes

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) est un compte titres à fiscalité privilégiée, plafonné à 150 000 € de versements par personne majeure. Il accueille les actions européennes (Union européenne + Norvège + Islande + Liechtenstein) et les OPCVM/ETF investis à au moins 75 % dans ces actions.

Le PEA-PME, complémentaire, est plafonné à 225 000 € en combiné avec le PEA. Traduction concrète : si ton PEA classique atteint 150 000 €, tu peux encore verser 75 000 € sur le PEA-PME. Il cible les PME et ETI européennes (moins de 5 000 salariés, moins de 1,5 milliard de CA), notamment via des ETF small-cap.

La règle qui compte : la fiscalité de sortie dépend de la durée de détention du plan, pas de la durée de détention de chaque titre.

  • Avant 5 ans : PFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) sur la plus-value, et clôture obligatoire du plan si tu retires (sauf cas particuliers, licenciement, invalidité, création d’entreprise).
  • Après 5 ans : exonération totale d’impôt sur le revenu sur la plus-value, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Et tu peux faire des retraits partiels sans clôturer le plan, ni bloquer les versements complémentaires.

C’est cette exonération d’IR après 5 ans qui fait toute la différence sur un horizon long terme.

Ce que le simulateur calcule vraiment

Le simulateur applique une capitalisation composée mensuelle sur ton versement initial et tes versements programmés, au rendement que tu choisis. À la sortie, il détermine le régime fiscal selon la durée renseignée, applique 17,2 % de PS sur la plus-value si tu es au dessus de 5 ans, ou 30 % de PFU si tu es en dessous.

Ce qu’il ne modélise pas volontairement pour rester lisible : les frais de courtage (0,10 à 0,50 % par ordre selon le courtier), les frais de gestion des ETF (0,15 à 0,50 % annuel), les dividendes réinvestis explicitement (déjà inclus dans le rendement 7 %). Ces frais grignotent 0,5 à 1 % de rendement annuel, à intégrer si tu veux un chiffre à l’euro près.

Les ETF éligibles PEA en 2026

Le PEA n’accepte que les titres européens en direct, ce qui exclut Apple, Microsoft, Amazon, Google, Tesla et toute la tech américaine. La solution : les ETF synthétiques émis par des sociétés européennes (Amundi, BNP Paribas Easy, Lyxor par exemple) qui répliquent des indices mondiaux ou US via des swaps.

Quelques classiques du marché en 2026 :

  • Amundi MSCI World UCITS ETF (CW8) : le S&P 500 + Europe + Asie développée en un seul ETF, éligible PEA, TER 0,38 %
  • Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF : réplication du S&P 500 dans le PEA, TER 0,15 %
  • Amundi PEA MSCI Emerging Markets : accès aux émergents éligible PEA
  • BNP Paribas Easy S&P 500 : alternative synthétique, TER 0,15 %
  • iShares Core MSCI World UCITS ETF (à vérifier éligibilité PEA) : selon la structure, parfois non éligible

Le mot clé pour filtrer : « PEA » doit apparaître dans le nom ou dans la documentation du produit. Sur Bourse Direct ou Trade Republic (via son PEA), le filtre « éligible PEA » est natif.

Comparaison PEA vs compte-titres sur 25 ans

Cas d’école, versement mensuel de 300 € sur 25 ans à 7 % annualisé, sans versement initial.

  • Total versé : 90 000 €
  • Capital atteint : environ 244 000 €
  • Plus-value brute : environ 154 000 €

Fiscalité de sortie :

  • PEA après 5 ans : 17,2 % de PS sur la plus-value, soit environ 26 500 € d’impôts. Capital net : 217 500 €.
  • Compte-titres classique au PFU : 30 % sur la plus-value, soit environ 46 200 € d’impôts. Capital net : 197 800 €.

Écart : près de 20 000 € d’impôts en moins grâce au PEA sur ce profil. Sur des versements plus élevés (500 à 800 €/mois), l’écart dépasse 40 000 €.

Sortie du PEA : capital ou rente viagère ?

Deux options à la sortie après 5 ans :

Sortie en capital : tu vends tout ou partie de tes titres et tu récupères le cash, plus-value exonérée d’IR (17,2 % PS uniquement). C’est le choix par défaut de 95 % des détenteurs.

Sortie en rente viagère défiscalisée : moins connu, si tu convertis ton PEA en rente viagère après 5 ans, la rente est totalement exonérée d’impôt sur le revenu (art. 157 5° bis CGI), tu ne payes que les PS sur une fraction de la rente selon ton âge d’entrée. Réservé aux profils qui veulent sécuriser un revenu régulier, mais fiscalement redoutable.

PEA et transmission

Le PEA se clôture au décès du titulaire et les titres tombent dans la succession, mais la plus-value latente est purgée au moment du décès (pas d’IR à payer par les héritiers sur la partie plus-value réalisée avant le décès). Les héritiers récupèrent les titres avec la valeur au jour du décès comme prix de revient. Combiné à une donation en pleine propriété avec démembrement (usufruit conservé), c’est un outil de transmission mal connu et très efficace.

Cas concrets

Cas 1 : jeune actif, 200 €/mois pendant 25 ans, rendement 7 %
– Total versé : 60 000 €
– Capital projeté : environ 158 000 €
– Plus-value : environ 98 000 €
– Fiscalité PEA après 5 ans (PS 17,2 %) : environ 16 800 €
Capital net : environ 141 000 €

Cas 2 : cadre 40 ans, 500 €/mois pendant 20 ans, rendement 7 %
– Total versé : 120 000 € (au dessus du plafond 150 000 € du PEA seul, ok si combiné PEA-PME)
– Capital projeté : environ 258 000 €
– Plus-value : environ 138 000 €
– Fiscalité PEA après 5 ans : environ 23 700 €
Capital net : environ 234 000 €

Les erreurs classiques à éviter sur le PEA

Retirer avant 5 ans sauf urgence absolue : tu perds la clôture et le PFU s’applique. Utilise le CTO à côté pour la liquidité, pas le PEA.

Confondre plafond de versement et plafond de valorisation : le plafond de 150 000 € porte sur les versements cumulés. Si ton PEA grimpe à 400 000 € par capitalisation, aucun problème, tu ne peux juste plus verser en frais.

Détenir un PEA à sa banque de réseau : les frais y sont souvent 3 à 5 fois plus élevés que chez un courtier en ligne (Bourse Direct, Fortuneo, Boursorama, Trade Republic). Sur 25 ans, ça peut coûter 15 à 20 000 € de plus.

Ignorer le PEA-PME : beaucoup de détenteurs saturent leur PEA classique et arrêtent d’épargner en actions, alors qu’ils peuvent encore verser 75 000 € sur le PEA-PME avec les mêmes règles de sortie exonérée après 5 ans.

Investir sur des ETF non éligibles par erreur : tu déclenches une non-conformité qui peut requalifier le PEA en compte-titres classique et te faire perdre la fiscalité rétroactivement. Vérifie systématiquement l’éligibilité avant l’ordre.

Questions fréquentes

Le PEA est-il compatible avec l’assurance vie ?
Oui, les deux enveloppes se cumulent sans limite. Beaucoup de patrimoines matures ont PEA (actions) + AV (fonds euros + UC diversifiées) + immobilier. Chaque enveloppe a sa force fiscale propre.

Puis-je transférer mon PEA d’une banque à une autre ?
Oui, le transfert conserve l’antériorité fiscale (la date d’ouverture du plan). Compter 2 à 3 mois et 50 à 150 € de frais de transfert, souvent remboursés par le nouveau courtier.

Le plafond PEA-PME est-il en plus des 150 000 € du PEA ?
Non. Le plafond global PEA + PEA-PME est de 225 000 €. Si tu as 150 000 € versés sur le PEA classique, tu peux verser au maximum 75 000 € sur le PEA-PME.

Un mineur peut-il avoir un PEA ?
Depuis 2019, oui : un mineur rattaché au foyer fiscal parental peut ouvrir un PEA Jeune, plafonné à 20 000 €, transformable en PEA classique à la majorité (avec conservation de l’antériorité). Excellent outil de transmission progressive.

Que se passe-t-il si un ETF perd son éligibilité PEA ?
Le gérant a l’obligation de te prévenir. Tu as généralement 2 mois pour arbitrer. Si tu ne fais rien, le titre peut être sorti d’office du PEA sans clôture du plan (règle 2019).

Peut-on avoir plusieurs PEA ?
Non, un seul PEA par personne, deux maximum par foyer (un pour chaque conjoint). Ouvrir un deuxième PEA en douce entraîne la fermeture des deux et perte de l’antériorité fiscale.

Les dividendes d’actions PEA sont-ils taxés ?
Non, tant qu’ils restent dans le PEA. Ils sont réinvestis sans fiscalité. La fiscalité ne se déclenche qu’à la sortie du plan.

Comment sortir progressivement du PEA après 5 ans ?
Après 5 ans, les retraits partiels n’entraînent plus la clôture et les nouveaux versements restent possibles. Tu peux donc lisser tes retraits sur plusieurs années, ce qui optimise l’assiette PS.

En pratique

Le PEA est l’enveloppe fiscale la plus rentable pour capitaliser en actions sur du long terme, à condition de tenir 5 ans minimum. Combiné avec le PEA-PME, tu montes à 225 000 € de versements. Sur 25 ans en DCA à 7 %, l’exonération d’IR à la sortie représente 15 à 40 000 € d’impôts en moins par rapport à un compte-titres classique.

Le simulateur ci-dessus te donne le capital et l’impôt à la sortie. Pour arbitrer PEA vs assurance vie vs compte-titres selon ta situation patrimoniale globale, un logiciel comptable avec un conseiller (comme L-Expert-Comptable ou Swapn) chiffre les trois scénarios sur ton profil en une session.

Comparateur : PEA vs CTO vs AV pour investir en ETF (25 ans, 500 €/mois)

Investissement 500 €/mois pendant 25 ans en ETF actions, rendement moyen espéré 7 % nominal, TMI 30 % à la sortie.

Poste PEA CTO AV en UC
Capital versé 25 ans 150 000 € 150 000 € 150 000 €
Frais annuels moyens 0,20 % TER ETF 0,20 % TER ETF ~1 % (contrat + UC)
Capital brut à 25 ans ~445 000 € ~445 000 € ~380 000 €
Plus-value brute ~295 000 € ~295 000 € ~230 000 €
Fiscalité sortie PS 17,2 % (IR exo) PFU 30 % ou barème PFU 7,5 % après 8 ans avec abattement
Impôt à payer ~50 700 € ~88 500 € ~14 500 € (avec abattement 4 600 €/an)
Capital net final ~394 000 € ~356 500 € ~365 500 €
Plafond versements 150 000 € (PEA) + 75 000 € (PEA-PME) Illimité Illimité

Verdict : le PEA gagne nettement sur 25 ans (+37 000 € vs CTO, +28 500 € vs AV UC), grâce à l’exo IR sur PV et les frais bas. L’AV se rattrape sur la transmission (abattement 152 500 € par bénéficiaire hors succession). Le CTO devient utile au-delà du plafond PEA (150 k€) et pour les ETF non éligibles PEA.

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Sources et références :
– Article L221-30 à L221-32 du Code monétaire et financier (PEA)
– Article 157 5° bis du Code général des impôts (exonération PEA)
– Loi PACTE 2019 (assouplissement des retraits partiels)
– BOFIP-RPPM-RCM-40-50 (règles fiscales PEA)
– AMF, guide de l’épargnant en actions, édition 2025

Auteur : Loïc H, passionné d’investissement et d’entrepreneurs.

Disclaimer : Le simulateur retient un rendement constant, aucun placement en actions n’est garanti. Les frais de courtage et de gestion ne sont pas inclus. La fiscalité présentée est celle en vigueur au 1er janvier 2026, sous réserve d’évolutions législatives. Confronte toujours ton cas à ton propre conseiller.

Loïc H

Entrepreneur depuis plus de dix ans, investisseur long terme par nécessité plus que par idéologie. J'écris ce que j'aurais voulu lire avant de faire mes erreurs, chiffres à l'appui et sans jargon.

Entrepreneur Investisseur patrimonial LinkedIn

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