Comptabilité · 2026

Simulateur IS 2026 : calcule ton impôt sur les sociétés en 30 secondes

Simulateur IS 2026 : calcule ton impôt sur les sociétés au taux réduit 15 % ou 25 %. Barème, acomptes, optimisation légale et pièges expliqués simple.

Ton bénéfice fiscal est là, mais tu ne sais pas exactement combien la boîte va sortir. Le simulateur ci-dessous applique le vrai barème 2026, tranche par tranche, et te dit si tu passes ou non par le taux réduit 15 %. Ensuite, on décortique le calcul et les 6 leviers d’optimisation légale qui ne coûtent rien à mettre en place.


Simulateur

Impôt sur les sociétés (IS) 2026

Renseigne ton bénéfice imposable et ton chiffre d’affaires. Le simulateur calcule ton IS en appliquant le taux réduit à 15 % si tu remplis les conditions PME.

Résultat fiscal après réintégrations et déductions (ligne WA de la liasse)

Doit être < 10 000 000 € pour ouvrir le taux réduit


IS à payer
0 €
Taux d’imposition moyen : 0 %
Tranche 15 % (jusqu’à 42 500 €)
0 €
Tranche 25 % (au-delà)
0 €
Résultat net après IS
0 €

Tu veux optimiser ton IS ? Rémunération du dirigeant, timing des acomptes, provisions déductibles, amortissements accélérés : un logiciel comptable avec un conseiller (comme L-Expert-Comptable ou Swapn) permet de piloter tout ça en temps réel plutôt que découvrir la facture en mai.


Le barème IS 2026 en clair

L’impôt sur les sociétés a deux taux en France en 2026 :

  • 15 % taux réduit sur les 42 500 premiers euros de bénéfice
  • 25 % taux normal sur tout ce qui dépasse

Le taux normal s’applique par défaut à toutes les sociétés soumises à l’IS : SASU, SAS, SARL, EURL ayant opté pour l’IS, SA, SCI à l’IS, associations à activité commerciale. Le taux réduit est un cadeau réservé aux PME qui remplissent trois conditions précises, on y revient plus bas.

Exemple chiffré. Une SASU dégage 60 000 € de bénéfice imposable en 2026 et remplit les conditions PME.
– Tranche à 15 % : 42 500 × 15 % = 6 375 €
– Tranche à 25 % : (60 000 − 42 500) × 25 % = 17 500 × 25 % = 4 375 €
IS total : 10 750 €, soit un taux moyen de 17,9 %.

Sans le taux réduit, la même SASU aurait payé 60 000 × 25 % = 15 000 €. Le bénéfice de la mesure PME représente 4 250 € par an, à ne pas laisser passer.

À noter : au-delà de 763 000 € d’IS, une contribution sociale de 3,3 % s’ajoute sur la fraction dépassant ce seuil (art. 235 ter ZC du CGI). Elle concerne principalement les grosses PME et ETI et n’entre pas dans le simulateur pour rester lisible.

Les 3 conditions pour bénéficier du taux réduit 15 %

Pour appliquer le 15 %, ta société doit cumuler ces trois critères sur l’exercice :

1. Chiffre d’affaires HT inférieur à 10 000 000 €. C’est le CA de l’exercice, ramené à 12 mois si l’exercice est plus court ou plus long. Si tu es en pleine croissance et que tu franchis les 10 M€, tu perds le taux réduit dès l’exercice où le seuil est dépassé.

2. Capital entièrement libéré. Tous les apports promis au moment de la constitution ou d’une augmentation de capital doivent être effectivement versés à la clôture de l’exercice. Beaucoup de créateurs oublient ce point : si tu as promis un capital de 10 000 € mais versé seulement 3 000 € et laissé les 7 000 € restants « à libérer plus tard », tu perds le taux réduit.

3. Détention à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou via une société qui remplit elle-même les mêmes conditions. Cela empêche les grands groupes de démultiplier le taux réduit en créant des filiales.

Ces trois conditions sont cumulatives. Perdre une seule d’entre elles fait basculer l’intégralité du bénéfice au taux 25 %. Références légales : article 219 I b du Code général des impôts et bulletin BOFIP-IS-LIQ-10-10-20.

Le calendrier des acomptes : 4 échéances à ne pas rater

L’IS ne se paie pas en un chèque une fois par an. La société règle 4 acomptes trimestriels basés sur le résultat de l’exercice précédent, puis solde ou récupère le trop-perçu au moment de la déclaration.

Échéance Base de calcul (bénéfice N-1)
15 mars 1er acompte
15 juin 2ème acompte
15 septembre 3ème acompte
15 décembre 4ème acompte
15 mai N+1 Solde ou remboursement

Le montant de chaque acompte : 8,33 % du bénéfice de l’exercice précédent pour la fraction imposée à 25 %, et 3,75 % pour la fraction imposée à 15 %.

Deux subtilités qui pardonnent rarement :

  • Les entreprises nouvelles ne paient pas d’acomptes la première année (pas de N-1).
  • Si ton IS annuel est inférieur à 3 000 €, tu es dispensé d’acomptes : tu paies en une seule fois au 15 mai.

Manquer un acompte déclenche 5 % de majoration + intérêts de retard, autant le mettre dans le calendrier partagé de la boîte.

6 leviers d’optimisation légale (que ton concurrent applique déjà)

Le meilleur simulateur du monde ne remplace pas une lecture attentive du résultat fiscal. Voici les leviers qui font baisser mécaniquement la base imposable, sans montage exotique.

1. Fixer la bonne rémunération de dirigeant. En SASU, ton salaire (et les charges patronales associées) est déductible du résultat imposable. Chaque euro de rémunération vient réduire le bénéfice. L’arbitrage rémunération / dividendes est LE curseur clé du dirigeant, avec un point d’inflexion souvent situé autour de 30 000 à 50 000 € brut annuel selon ta situation personnelle.

2. Provisionner ce qui doit l’être. Créance douteuse sur un client, litige en cours, indemnité de départ probable : dès que la charge future est probable et évaluable, elle peut être provisionnée sur l’exercice où le risque naît. La provision réduit le résultat imposable de l’exercice en cours, à valider avec ton conseiller pour éviter la reprise.

3. Amortissements accélérés. Certains investissements bénéficient d’un régime dérogatoire (véhicules propres, matériel industriel, R&D). L’amortissement dégressif ou exceptionnel accélère la déduction sur les premiers exercices.

4. Reporter les déficits. Un déficit fiscal est reportable sans limite de durée sur les bénéfices futurs, dans la limite de 1 000 000 € + 50 % du bénéfice au-delà (article 209 I CGI). Si tu as des exercices déficitaires en début d’activité, ils sont un actif fiscal à ne pas gaspiller.

5. Crédit d’impôt recherche (CIR) et innovation (CII). Si tu développes un logiciel, une méthode, un procédé, tu peux prétendre à un crédit d’impôt égal à 30 % des dépenses éligibles (CIR) ou 20 % (CII, plafonné à 400 k€ de dépenses). Le CIR se déduit de l’IS et peut même être remboursé si tu n’as pas assez d’IS à payer.

6. Mécénat d’entreprise. Un don à un organisme d’intérêt général ouvre droit à une réduction d’IS de 60 % du versement (article 238 bis CGI), plafonnée à 20 000 € ou 0,5 % du CA. Combine impact sociétal et optimisation, à condition de choisir un organisme éligible.

IS ou IR : pourquoi la question se pose vraiment

Toutes les sociétés ne sont pas coincées à l’IS. La SASU et l’EURL peuvent, sur les 5 premiers exercices, opter pour l’imposition sur le revenu du dirigeant (IR). La SCI est par défaut à l’IR et peut opter pour l’IS de manière irrévocable.

IR gagne quand : ton foyer est peu imposé (TMI 0 % ou 11 %), tu remontes tout le bénéfice pour vivre, tu es en phase de démarrage avec des déficits (ils s’imputent sur le revenu global du foyer).

IS gagne quand : ton TMI personnel est de 30 % ou plus, tu veux capitaliser dans la société (l’IS à 15 % est mécaniquement moins cher qu’un IR à 30 %+ sur du bénéfice non distribué), tu prévois une cession et veux profiter du régime mère-fille via une holding.

La décision se prend au cas par cas, sur un exercice complet simulé dans les deux régimes. C’est typiquement le genre d’arbitrage qu’un logiciel comptable avec un conseiller (comme L-Expert-Comptable ou Swapn) sait faire tourner en 5 minutes avec ton bilan prévisionnel réel, plutôt que sur un tableur approximatif.

Questions fréquentes sur l’IS

Le taux réduit 15 % existe-t-il toujours en 2026 ?
Oui. Il a été maintenu par la loi de finances et s’applique aux 42 500 premiers euros de bénéfice, sous les 3 conditions PME.

Que se passe-t-il si mon exercice est déficitaire ?
Aucun IS à payer, mais tu conserves le déficit comme un crédit fiscal reportable sans limite de durée sur les bénéfices futurs.

Les dividendes que je me verse sont-ils déductibles du résultat imposable ?
Non. Les dividendes se prélèvent sur le résultat APRÈS IS. Seule la rémunération de dirigeant (salaire assimilé en SASU, gérance en EURL) est déductible.

Une SCI qui ne fait pas de bénéfice paie-t-elle quand même l’IS ?
Non. Pas de bénéfice, pas d’IS. En revanche, elle doit déposer la liasse fiscale chaque année, même en déficit.

Que se passe-t-il si je dépasse 10 M€ de CA en cours d’exercice ?
Le taux réduit tombe pour l’exercice concerné : l’intégralité du bénéfice bascule à 25 %. C’est un seuil à surveiller de près en phase de croissance.

L’IS se paie-t-il sur le CA ou sur le bénéfice ?
Uniquement sur le bénéfice imposable, c’est-à-dire le résultat fiscal après réintégrations et déductions (ligne WA de la liasse fiscale 2058-A). Le CA ne sert qu’à vérifier l’éligibilité au taux réduit.

Comment retrouver mon bénéfice imposable exact ?
Il figure sur la déclaration 2065 (résultat fiscal) et sur le tableau 2058-A. Ce n’est pas le résultat comptable brut : il y a des réintégrations (amendes, quote-part sur véhicules de tourisme, avantages en nature non déductibles…) et des déductions (participation, produits nets exonérés…).

Puis-je payer moins d’IS en achetant du matériel à la clôture ?
Non, pas directement. Un achat immobilisé est amorti sur plusieurs années, il ne réduit pas immédiatement le résultat. En revanche, un achat de charges (fournitures, prestations) engagé avant la clôture est bien déductible sur l’exercice.

En pratique

L’IS est l’impôt le plus prévisible du régime fiscal français : deux tranches, un barème stable, quatre échéances annuelles. Ce qui change tout, c’est le pilotage en amont. Un dirigeant qui découvre son IS en mai a déjà perdu la partie ; celui qui simule chaque trimestre à partir de son compte de résultat provisoire ajuste sa rémunération, ses provisions, ses acomptes et arrive à la clôture sans surprise.

Le simulateur ci-dessus te donne le montant théorique en 30 secondes. Pour aller plus loin (arbitrage IR / IS complet, simulation multi-scénarios rémunération / dividendes, alerte sur les 3 conditions PME que tu risques de perdre), un logiciel comptable avec un conseiller te fait gagner un temps de dingue et évite le rattrapage post-liasse. C’est le combo que je recommande à tous les dirigeants que je vois s’y prendre trop tard.

Autres simulateurs qui peuvent t’intéresser

Pour aller plus loin dans ta réflexion, ces simulateurs traitent des sujets proches :


Sources et références utilisées :
– Article 219 du Code général des impôts (barème IS)
– BOFIP-IS-LIQ-10-10-20 (taux réduit PME)
– Article 209 I du CGI (report des déficits)
– Article 235 ter ZC du CGI (contribution sociale sur les bénéfices)
– Article 238 bis du CGI (mécénat d’entreprise)
– economie.gouv.fr et entreprendre.service-public.gouv.fr

Auteur : Loïc H, passionné d’investissement et d’entrepreneurs.

Disclaimer : Ce simulateur est une aide à la décision, pas un conseil fiscal personnalisé. Le calcul retient le barème simple 15 % / 25 %, sans intégrer la contribution sociale des grosses PME, ni les régimes spéciaux (holding animatrice, intégration fiscale, ZFU, etc.). Confronte toujours ton cas à ton propre conseiller ou à un logiciel comptable avec un conseiller inscrit à l’Ordre.

Loïc H

Entrepreneur depuis plus de dix ans, investisseur long terme par nécessité plus que par idéologie. J'écris ce que j'aurais voulu lire avant de faire mes erreurs, chiffres à l'appui et sans jargon.

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