Impots.gouv est très bien pour calculer l’IR sur un salaire. Il l’est beaucoup moins pour les cas dirigeant SASU, freelance en micro-entreprise, investisseur avec loyers et plus-values. Ce simulateur intègre tout dans un seul écran, avec la bascule PFU/barème en un clic.
Impôt sur le revenu 2026 : cas dirigeant, freelance, cadre
Impots.gouv calcule ton IR sur ton salaire net imposable. Ce simulateur va plus loin : il intègre tes dividendes SASU, tes revenus micro BIC/BNC, tes loyers, tes plus-values mobilières et applique le PFU ou le barème selon ton choix.
Célib 1, marié 2, +0,5/enfant
Avant PFU ou option barème + abattement 40 %
Loyers annuels après charges déductibles (régime réel) ou après abattement 30 % (micro-foncier)
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Barème de l’impôt sur le revenu 2026
Barème progressif appliqué aux revenus 2025 déclarés en 2026 (article 197 du CGI). Chaque tranche s’applique à la fraction du revenu net imposable, pas au revenu total.
| Tranche de revenu (€) | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 11 497 € | 0 % |
| De 11 498 à 29 315 € | 11 % |
| De 29 316 à 83 823 € | 30 % |
| De 83 824 à 180 294 € | 41 % |
| Au-delà de 180 294 € | 45 % |
Ces bornes sont revalorisées chaque année de l’ordre de 1,8 % pour suivre l’inflation.
Le barème de l’impôt sur le revenu 2026
L’impôt sur les revenus 2025 (déclaration au printemps 2026) suit un barème progressif à 5 tranches, ajusté chaque année pour tenir compte de l’inflation. Voici les tranches applicables :
- Jusqu’à 11 497 € : 0 %
- De 11 498 à 29 315 € : 11 %
- De 29 316 à 83 823 € : 30 %
- De 83 824 à 180 294 € : 41 %
- Au-delà de 180 294 € : 45 %
Ces seuils sont revalorisés d’environ 1,8 % vs 2025 (indexation sur l’inflation prévue par la loi de finances). Ta TMI (Tranche Marginale d’Imposition) est le taux appliqué à ta dernière tranche de revenu.
Attention piège fréquent : la TMI n’est pas le taux appliqué à tout ton revenu. Elle s’applique uniquement à la fraction dépassant le seuil de la tranche. Ton taux moyen d’imposition est toujours plus bas que ta TMI.
Le quotient familial en 3 minutes
Le quotient familial divise ton revenu imposable par ton nombre de parts avant d’appliquer le barème, puis multiplie l’impôt par le même nombre de parts. Résultat : plus tu as de parts, plus l’impôt baisse.
Nombre de parts standard :
– Célibataire, veuf, divorcé sans enfant : 1 part
– Couple marié ou pacsé sans enfant : 2 parts
– 1er et 2e enfant à charge : +0,5 part chacun
– À partir du 3e enfant : +1 part par enfant supplémentaire
Plafonds à connaître :
– Avantage plafonné à 1 791 € par demi-part pour les enfants (2026)
– Célibataire élevant seul son enfant : 1re demi-part majorée
– Rattachement enfants majeurs jusqu’à 25 ans si études
Cas spécial : le dirigeant SASU
Le dirigeant SASU est assimilé salarié. Sa rémunération est traitée comme un salaire (abattement 10 % de frais pro). Mais il peut aussi se verser des dividendes, imposés différemment.
Option 1 : PFU (flat tax 30 %)
– 12,8 % d’IR + 17,2 % de PS = 30 % total
– Prélèvement à la source par la société
– Simple, prévisible, mais ne bénéficie d’aucune décote ni quotient
Option 2 : Barème progressif
– Abattement de 40 % appliqué sur les dividendes bruts
– Le reste est ajouté au revenu imposable, taxé à ta TMI
– Les 17,2 % de PS restent dus
– Une partie de la CSG (6,8 %) devient déductible du revenu N+1
Règle d’arbitrage en 2026 :
– TMI 0 % ou 11 % : le barème est presque toujours gagnant (économie de 500 à 2 000 €/an sur 20 000 € de dividendes)
– TMI 30 % : le barème est légèrement gagnant si la TMI reste 30 % après ajout des dividendes
– TMI 41 % ou 45 % : le PFU est mécaniquement gagnant
Attention : l’option pour le barème est globale et annuelle. Elle vaut pour TOUS tes revenus capitaux mobiliers (dividendes, intérêts, plus-values mobilières). Fais tes comptes avant de cocher la case.
Cas spécial : le dirigeant EURL / SARL majoritaire
Le TNS (Travailleur Non Salarié) qui se verse des dividendes subit une règle spécifique : la partie des dividendes qui dépasse 10 % du capital social + primes + apports en compte courant est soumise aux cotisations sociales TNS (~45 %) en plus de l’IR.
Résultat : les dividendes en EURL sont beaucoup moins attractifs qu’en SASU. Beaucoup de gérants EURL préfèrent tout se verser en rémunération, quitte à optimiser via un PER (déductible).
Cas spécial : le freelance en micro-entreprise
En micro-entreprise, tu déclares ton chiffre d’affaires brut, et l’administration applique un abattement forfaitaire pour frais :
- Vente de marchandises (BIC) : abattement 71 %, donc 29 % imposable
- Prestation de services BIC (artisan, freelance manuel) : abattement 50 %
- BNC (professions libérales, freelances tech, consultants) : abattement 34 %
Ce revenu abattu s’ajoute à tes autres revenus et suit le barème progressif classique. Sauf si tu as opté pour le versement libératoire : dans ce cas, tu paies un pourcentage plat (1 % vente, 1,7 % services BIC, 2,2 % BNC) chaque mois avec les cotisations URSSAF, et ces montants sortent définitivement de ton IR.
Cas spécial : le cadre à hauts revenus avec loyers
Si tu es cadre à 80 000 € nets et que tu perçois 15 000 € de loyers nets, ces loyers s’ajoutent à ton revenu imposable au barème et sont taxés à ta TMI (30 % voire 41 %). Ajoute les 17,2 % de PS. Tu perds facilement 50 % de chaque loyer.
Deux échappatoires :
– Location meublée non professionnelle (LMNP) au régime réel : amortissement du bien qui annule fiscalement les loyers pendant 10-20 ans
– Déficit foncier en régime réel : jusqu’à 10 700 €/an de travaux imputables sur le revenu global
La décote qui rattrape les faibles revenus
Pour éviter l’effet de seuil brutal en bas du barème, la France applique une décote :
- Célibataire : décote = 889 € – 45,25 % × IR brut, si IR brut < 1 965 €
- Couple : décote = 1 470 € – 45,25 % × IR brut, si IR brut < 3 248 €
Concrètement, cela permet à un célibataire touchant 17 500 € nets/an de ne payer aucun impôt (revenu imposable ~15 750 €, IR brut ~467 €, décote ~677 € qui absorbe tout).
Cas concrets 2026
Cas 1 : cadre célibataire, 4 500 € net/mois
– Salaire net imposable : 54 000 €
– Après abattement 10 % : 48 600 €
– 1 part fiscale
– IR : ~7 875 €
– TMI : 30 %
Cas 2 : dirigeant SASU, 40 000 € rémunération + 30 000 € dividendes (PFU)
– Salaire net imposable : ~36 000 €
– IR sur salaire : ~2 020 €
– PFU dividendes : 3 840 € IR + 5 160 € PS
– Total prélèvements : ~11 020 €
Cas 3 : freelance BNC en micro, 55 000 € CA
– Base imposable après abattement 34 % : 36 300 €
– IR (célibataire) : ~4 320 €
– + cotisations URSSAF micro-BNC ~22 % du CA = 12 100 €
– Reste net-net : ~38 500 €
Cas 4 : couple, 2 salaires cadres à 55 000 € chacun
– Total salaires imposables : ~99 000 € après abattements
– 2 parts, IR : ~13 190 €
– Le quotient familial économise ~4 000 €/an vs deux célibataires
Prélèvement à la source vs impôt final
Depuis 2019, tu paies l’IR au fil de l’eau via un taux personnalisé calculé par l’administration. La régularisation au printemps N+1 ajuste selon la déclaration réelle (crédits d’impôt, réductions, nouveaux enfants, dividendes, etc.).
Rappel : le prélèvement à la source ne s’applique qu’à l’IR, jamais aux PS. Les 17,2 % sur tes dividendes ou tes loyers arrivent en septembre N+1 en une seule fois. C’est une trésorerie à provisionner.
Réductions et crédits d’impôt à ne pas oublier
Le simulateur ci-dessus ne les intègre pas, ajoute-les manuellement à ta déclaration :
- Emploi à domicile : crédit d’impôt 50 % des dépenses, plafond 12 000 € (majoré selon composition)
- Dons associations : réduction 66 % (75 % pour « Coluche »)
- PER : versements déductibles du revenu imposable (économie = TMI × versement)
- Investissement Pinel/Denormandie : réduction étalée sur 6, 9, 12 ans
- Frais de scolarité enfants au collège/lycée/études sup
- CITE / MaPrimeRénov’ pour travaux énergie
Questions fréquentes
Le PFU ou le barème sur les dividendes : lequel choisir ?
TMI 0-11 % : barème quasi toujours. TMI 30 % : à calculer précisément (souvent barème). TMI 41-45 % : PFU sans hésiter. Utilise le simulateur en basculant l’option pour comparer.
Puis-je opter pour le barème seulement sur mes dividendes et pas sur mes intérêts ?
Non. L’option est globale et couvre tous les revenus capitaux mobiliers de l’année. Fais le total avant de choisir.
Les revenus micro sont-ils vraiment abattus à 34 / 50 / 71 % ?
Oui, c’est un abattement forfaitaire censé couvrir tes charges pro. Il est réputé « tout compris » : tu ne peux pas déduire de charges réelles en plus. Si tes vraies charges dépassent l’abattement, bascule au régime réel.
Comment le simulateur calcule ma TMI ?
Il applique le quotient familial (revenu / parts), regarde dans quelle tranche tombe le résultat, et affiche le taux correspondant. C’est le taux appliqué à ton dernier euro gagné.
Est-ce que le PER réduit vraiment mon IR ?
Oui. Chaque euro versé sur un PER individuel est déduit de ton revenu imposable, dans la limite de 10 % de tes revenus pros (ou 10 % du PASS soit ~4 710 € en 2026 si tu n’as pas de revenus pros). Économie d’impôt = TMI × versement.
Que faire des plus-values mobilières ?
Traitées comme les dividendes : PFU 30 % par défaut, option barème possible (mais sans abattement 40 %). Souvent le PFU est gagnant sauf TMI 0-11 %.
Puis-je déclarer une SCI à l’IS pour éviter cet IR ?
Une SCI à l’IS n’est plus soumise à l’IR sur ses loyers, mais tu paies l’IS (25 %) sur le résultat, puis l’IR sur les dividendes que tu te verses. Le net-net dépend fortement de ta stratégie de sortie. À arbitrer au cas par cas.
En pratique
L’IR 2026 récompense les revenus fractionnés (quotient familial, PER, LMNP, PEA) et pénalise les revenus concentrés (salaire net sec, dividendes SASU au PFU). Le vrai optimisation, ce n’est pas d’éluder l’impôt, c’est de choisir les bons véhicules (PER, AV, PEA, LMNP) qui alignent ton profil sur les niches légales.
Le simulateur ci-dessus te donne le brouillon. Pour un plan fiscal complet (arbitrage salaire/dividendes SASU, création holding, LMNP vs SCPI, montage PER dirigeant), un logiciel comptable avec un conseiller (comme L-Expert-Comptable ou Swapn) te sort la stratégie chiffrée en une visio.
Autres simulateurs qui peuvent t’intéresser
Pour aller plus loin dans ta réflexion, ces simulateurs traitent des sujets proches :
Sources et références :
– Loi de finances 2026, article 2 (barème IR)
– Articles 156 à 158 du Code général des impôts
– BOFIP-IR-BAREME (barème de l’impôt sur le revenu)
– Article 200 A du CGI (PFU sur revenus mobiliers)
– Articles 50-0, 102 ter du CGI (régime micro-BIC et micro-BNC)
– Bulletins officiels des finances publiques (BOI-IR)
Auteur : Loïc H, passionné d’investissement et d’entrepreneurs.
Disclaimer : Le simulateur applique le barème 2026 projeté sur les revenus 2025 (indexation ~1,8 %). Il n’intègre pas les réductions/crédits d’impôt (dons, emploi à domicile, PER, Pinel, etc.) ni les revenus exceptionnels au quotient. Pour un calcul officiel, utilise impots.gouv.fr ou fais-toi accompagner.
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