Le DCA (Dollar Cost Averaging), en français « achats périodiques par sommes fixes » ou investissement programmé, consiste à investir le même montant à intervalle régulier, par exemple 200 € chaque mois, quel que soit le cours. Tu achètes automatiquement plus de parts quand le marché baisse et moins quand il monte, ce qui lisse ton prix de revient et retire l’émotion de la décision. Ce que le DCA ne fait pas : battre l’investissement en une fois. Si tu disposes déjà d’un capital, le placer d’un coup a gagné environ deux fois sur trois dans l’histoire, et 80 % du temps sur 17 ans de MSCI World en euros face à un étalement sur 12 mois.
Guide rédigé par Loïc H à partir de l’étude Vanguard de février 2023, de 204 cours mensuels réels d’un ETF MSCI World en euros (octobre 2009 à septembre 2026) et des textes fiscaux en vigueur. Mise à jour : octobre 2026.
- Le principe : un montant fixe, une date fixe, un achat automatique. Tu ne cherches plus le « bon moment ».
- Deux usages à ne pas confondre : investir ton épargne au fil des salaires (c’est du DCA par nature, et c’est la bonne méthode) ou étaler un capital que tu as déjà (là, c’est un choix discutable).
- Ce que disent les chiffres : Vanguard (MSCI World 1976-2022) trouve que l’investissement en une fois bat un étalement sur 3 mois 68 % du temps. Notre calcul en euros donne 72 % sur 3 mois, 80 % sur 12 mois, 94 % sur 24 mois.
- Mais : sur notre période, 100 % des DCA mensuels de 5 ans sur un ETF monde finissent en gain. Le DCA protège d’un mauvais point d’entrée et t’aide à tenir pendant les krachs.
- Le meilleur cadre : un ETF monde dans un PEA ou une assurance vie à frais réduits, en versement mensuel automatique, avec des frais par ordre nuls ou proportionnels.
DCA : définition simple et traduction
DCA est l’abréviation de Dollar Cost Averaging, littéralement « moyenne du coût en dollars ». La traduction française officielle est achats périodiques par sommes fixes, mais tu croiseras surtout « investissement programmé », « versements programmés » (en assurance vie), « plan d’investissement » ou « lissage du prix d’achat ». Les Britanniques disent pound cost averaging, et tout le monde a gardé le sigle DCA, y compris pour des achats en euros.
Le principe tient en trois paramètres que tu fixes une fois pour toutes :
Le montant : identique à chaque fois, par exemple 100, 200 ou 500 €. C’est lui qui est fixe, pas le nombre de parts.
La fréquence : mensuelle dans l’immense majorité des cas, calée sur le salaire. Hebdomadaire ou quotidienne en crypto.
Le support : un actif volatil et diversifié, typiquement un ETF qui réplique un indice mondial, ou du Bitcoin pour les plus audacieux.
Ensuite, tu ne touches plus à rien. Le cours monte : ton versement achète moins de parts. Le cours baisse : il en achète plus. C’est mécanique, sans prévision, sans lecture de l’actualité. C’est précisément cette absence de décision qui fait l’intérêt de la méthode, puisque l’erreur la plus coûteuse des particuliers n’est pas de mal choisir leur fonds, mais d’acheter après une hausse et de vendre après une baisse.
À ne pas confondre. Mettre 200 € de côté chaque mois sur ton salaire et les investir aussitôt, c’est du DCA « par défaut » : tu n’as pas le choix, l’argent arrive au fil de l’eau. Le vrai débat, celui des études, concerne uniquement le cas où tu as déjà une somme (héritage, prime, vente d’un bien) et où tu hésites à l’investir d’un coup ou à l’étaler.
Comment fonctionne le DCA : l’exemple chiffré du prix moyen
Prenons 100 € investis chaque mois pendant six mois dans un fonds dont le cours fait un aller-retour : 10 €, 8 €, 5 €, 8 €, 10 €, puis 12 €. Regarde le nombre de parts achetées à chaque versement.
| Indicateur | DCA (6 x 100 €) | Une fois (600 € au mois 1) |
|---|---|---|
| Parts détenues | 73,33 | 60 |
| Prix de revient unitaire | 8,18 € | 10,00 € |
| Moyenne simple des cours | 8,83 € | |
| Valeur au cours final de 12 € | 880 € (+46,7 %) | 720 € (+20 %) |
Exemple pédagogique, cours fictifs, sans frais.
Deux enseignements. D’abord, ton prix de revient (8,18 €) est inférieur à la moyenne des cours (8,83 €). Ce n’est pas un hasard : en achetant un montant fixe, tu paies la moyenne harmonique des prix, qui est toujours inférieure ou égale à la moyenne simple. C’est le seul « avantage mathématique » réel du DCA, et il ne joue que si le cours bouge.
Ensuite, ne tire pas de cet exemple la conclusion que le DCA gagne toujours. Il gagne ici parce que le cours a d’abord baissé. Remplace la séquence par une hausse régulière (10, 11, 12, 13, 14, 15 €) et l’achat en une fois l’emporte nettement, parce que tout ton argent a profité de la hausse dès le premier jour. Or les marchés actions montent plus souvent qu’ils ne baissent : c’est tout le sujet de la partie suivante.
DCA ou tout investir d’un coup : ce que disent les études
La référence la plus citée est l’étude de Vanguard publiée en février 2023, « Cost averaging: Invest now or temporarily hold your cash? ». Les auteurs comparent, sur l’indice MSCI World de 1976 à 2022, un investissement immédiat et un étalement en trois versements mensuels égaux, la part non investie restant en liquidités non rémunérées. Les deux portefeuilles sont comparés un an après le départ.
des périodes où l’investissement en une fois bat l’étalement sur 3 mois.
des périodes où l’étalement bat le fait de rester entièrement en liquidités.
d’écart médian pour 100 000 $ investis en actions : 111 940 $ contre 109 580 $ après un an.
Trois nuances importantes figurent dans le même document. Avec une rémunération de l’argent en attente (au taux des bons du Trésor américain à 3 mois), l’investissement immédiat gagne encore 65 % du temps. Plus l’étalement est long, plus le manque à gagner augmente. Enfin, dans les 5 % de scénarios les plus défavorables, l’étalement limite la casse (85 906 $ contre 82 947 $), et pour un épargnant très averse aux pertes, les auteurs concluent qu’il peut rester le bon choix, ne serait-ce que parce qu’il vaut mieux que de rester sur un livret par peur.
Cette conclusion rejoint la littérature académique plus ancienne (Constantinides en 1979, Rozeff en 1994, puis une première étude Vanguard en 2012 sur un étalement de 12 mois) : l’investissement immédiat l’emporte environ deux fois sur trois, pour une raison simple. Les actions rapportent en moyenne plus que les liquidités, donc chaque mois passé partiellement en cash est un mois de rendement perdu. Le DCA n’est pas une stratégie de performance, c’est une stratégie de réduction du regret.
Notre calcul sur 17 ans de MSCI World en euros
Les études américaines raisonnent en dollars. Pour coller à ta situation, nous avons refait le calcul sur un actif que tu peux réellement acheter : l’ETF iShares Core MSCI World (capitalisant, coté en euros), avec ses 204 clôtures mensuelles d’octobre 2009 à septembre 2026. Les frais de gestion de l’ETF sont inclus dans le cours, les frais de courtage sont ignorés, et l’argent en attente ne rapporte rien (ou 1,7 %, le taux du Livret A, dans la variante).
Un capital à placer : étaler coûte d’autant plus cher que c’est long
Pour chaque mois de départ possible, nous avons comparé l’achat immédiat avec un étalement en versements mensuels égaux. Part des dates de départ où l’achat en une fois finit devant :
ETF iShares Core MSCI World en euros, oct. 2009 à sept. 2026, 169 à 202 dates de départ selon la durée, liquidités non rémunérées. Avec 1,7 % sur l’attente : 69 %, 71 %, 77 %, 90 % et 98 %.
Sur 12 mois, l’étalement a coûté en moyenne 5,4 % de capital final. Il a pourtant gagné dans une période sur cinq, souvent spectaculairement : les tranches mensuelles achetées pendant la chute de 2022 ou le krach du Covid ont fait mieux que l’achat unique.
| 12 000 € à partir de fin… | Tout de suite | 12 x 1 000 € | Gagnant |
|---|---|---|---|
| Janvier 2019 | 14 630 € | 13 237 € | Une fois (+10,5 %) |
| Janvier 2020 (avant le Covid) | 12 694 € | 13 461 € | DCA (+6,0 %) |
| Décembre 2021 (avant la baisse de 2022) | 10 376 € | 11 161 € | DCA (+7,6 %) |
| Janvier 2023 | 14 210 € | 13 463 € | Une fois (+5,5 %) |
Valeurs 12 mois après le premier achat, clôtures mensuelles, sans frais de courtage.
Une épargne mensuelle : le DCA a toujours fini en gain sur 5 ans
Le second cas, de loin le plus fréquent, est celui de l’épargnant qui investit chaque mois une partie de son salaire. Là, aucune alternative « en une fois » n’existe. Les résultats sur la même période sont très rassurants :
des DCA mensuels de 3 ans finissent en gain. Le seul échec démarre en avril 2017 et s’arrête au creux de mars 2020 (-2,9 %).
des DCA de 5 ans finissent en gain. Le pire (départ avril 2015) donne +6,2 % au total, le médian +33,6 %.
sur les sommes versées pour un DCA de 10 ans, soit 7,8 à 14,3 % par an selon la date de départ.
| 200 € par mois depuis janvier… | Total versé | Valeur fin sept. 2026 | Gain |
|---|---|---|---|
| 2010 | 40 200 € | 129 450 € | +222 % |
| 2014 | 30 600 € | 73 074 € | +139 % |
| 2018 | 21 000 € | 39 566 € | +88 % |
| 2020 (juste avant le Covid) | 16 200 € | 26 836 € | +66 % |
| 2022 (au sommet avant la baisse) | 11 400 € | 16 575 € | +45 % |
| 2024 | 6 600 € | 8 211 € | +24 % |
Honnêteté sur la période. D’octobre 2009 à septembre 2026, le MSCI World en euros a progressé d’environ 12,9 % par an, porté par les actions américaines et un dollar plus fort. C’est nettement au-dessus de sa moyenne de très long terme : ces chiffres montrent la robustesse du DCA, pas un rendement à attendre. Une décennie plate, comme les années 2000 pour les actions mondiales, aurait donné des résultats bien plus modestes.
Simulateur DCA historique (MSCI World en euros, 2009-2026)
Contrairement aux calculateurs qui supposent un rendement constant, celui-ci rejoue l’histoire réelle, mois par mois, avec les cours de l’ETF iShares Core MSCI World en euros. Choisis tes dates : tu vois ce que ton DCA aurait vraiment donné, krachs compris. Le second onglet compare, pour un capital déjà disponible, l’achat immédiat et l’étalement.
Hypothèses : achats à la clôture de fin de mois, ETF capitalisant (dividendes réinvestis, frais de gestion inclus), pas d’impôt, pas d’inflation. Données oct. 2009 à sept. 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Pour projeter ton épargne dans le futur (et non rejouer le passé), avec la fiscalité de sortie selon l’enveloppe, utilise plutôt notre simulateur ETF avec DCA, qui raisonne à rendement constant et compare PEA, compte-titres et assurance vie.
Avantages et limites du DCA
- Discipline automatique : l’épargne part avant d’être dépensée.
- Zéro market timing : tu ne te demandes plus si c’est le bon moment, question à laquelle personne ne sait répondre.
- Prix de revient lissé : moyenne harmonique, plus de parts achetées dans les creux.
- Protection contre le pire point d’entrée : un DCA démarré en janvier 2022, au sommet, finissait à +45 % fin septembre 2026.
- Accessible : dès 1 à 50 € par mois selon les plateformes.
- Moins de stress pendant les krachs : une baisse devient une période de soldes pour tes prochains versements.
- Moins rentable que l’achat immédiat deux fois sur trois quand tu as déjà le capital.
- Ne protège pas d’un actif qui baisse durablement : un DCA sur une action en faillite reste une perte.
- Frais fixes pénalisants : 2 € de courtage sur un ordre de 100 €, c’est 2 % perdus à chaque achat.
- Ne réduit pas le risque à terme : une fois tout investi, tu portes le même risque qu’en achat unique.
- Effet qui s’amenuise : au bout de 10 ans, un versement de 200 € pèse peu face à un portefeuille de 40 000 €.
- Tentation d’arrêter au pire moment, en pleine baisse, ce qui annule tout l’intérêt de la méthode.
tu épargnes sur tes revenus chaque mois ; tu débutes et la volatilité t’inquiète ; tu sais que tu paniquerais si ton capital perdait 20 % juste après l’avoir investi ; tu veux automatiser et ne plus y penser.
tu as déjà le capital et un horizon de plus de 10 ans ; tu as traversé une baisse de marché sans vendre ; tu acceptes l’idée qu’une chute juste après ton achat est possible et sans gravité à long terme.
Un compromis raisonnable, si le capital est important et la peur réelle : étaler sur 3 à 6 mois, pas davantage. Notre calcul montre que l’écart moyen reste limité sur ces durées (1 % sur 3 mois, 2,5 % sur 6 mois), alors qu’il dépasse 11 % sur 24 mois. Pour une lecture plus critique du DCA appliqué aux trackers, avec ses pièges, lis notre analyse DCA sur ETF : l’erreur que les investisseurs commettent, qui se concentre sur ce seul support.
Quel rythme et quel montant choisir ?
Mensuel, hebdomadaire ou quotidien
Sur des actions ou des ETF, le rythme mensuel s’impose : il suit ton salaire, il limite le nombre d’ordres et donc les frais, et les écarts de performance entre un achat mensuel, hebdomadaire ou quotidien sont négligeables à long terme. Le jour du mois n’a pas non plus d’importance démontrée : choisis le lendemain de la paie, pour que l’argent ne traîne pas sur le compte courant. Le rythme hebdomadaire ou quotidien n’a de sens que si chaque achat est gratuit, ce qui est le cas sur certaines applications crypto ou plans d’épargne sans commission.
Quel montant
La bonne somme est celle que tu peux maintenir pendant les mauvaises années, une fois ton épargne de précaution constituée (trois à six mois de dépenses sur un livret). Mieux vaut 150 € tenus pendant quinze ans que 500 € arrêtés au premier krach. Pour une méthode chiffrée selon tes revenus, vois combien investir en bourse par mois selon ton salaire.
Combien de temps
Le DCA est une méthode de long terme : sur nos données, un DCA de 3 ans a échoué une fois, aucun DCA de 5 ans n’a perdu. Vise au minimum 8 à 10 ans d’horizon pour des actions, et augmente ton versement quand tes revenus progressent, plutôt que de laisser le montant figé.
Où faire du DCA : PEA, assurance vie, compte-titres, crypto
Le DCA est une méthode, pas un produit : tu peux l’appliquer dans n’importe quelle enveloppe. Ce qui change, ce sont les frais par versement et la fiscalité à la sortie.
| Enveloppe | Comment faire un DCA | Frais à surveiller | Fiscalité des gains en 2026 |
|---|---|---|---|
| PEA | Plan d’investissement programmé sur un ETF éligible (MSCI World, S&P 500 en version PEA) | Courtage par ordre, souvent réduit ou nul sur les plans programmés | Après 5 ans : exonéré d’impôt, prélèvements sociaux 18,6 %. Plafond de versements 150 000 € |
| Assurance vie | Versements programmés mensuels, ou option d’investissement progressif depuis le fonds euros | Frais sur versement (0 % chez les contrats en ligne) et frais de gestion annuels | Après 8 ans : abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple), prélèvements sociaux 17,2 % |
| Compte-titres | Plan d’épargne ou ordre mensuel, tous ETF et actions du monde | Courtage, droits de garde éventuels | Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) |
| Crypto | Achat récurrent sur une plateforme agréée MiCA | Commission de 0 à 1,50 % par achat, écart de prix | 31,4 % à la revente contre des euros, déclaration annuelle |
Fiscalité : loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (hausse de la CSG sur les revenus du capital, assurance vie exclue).
DCA sur PEA : la combinaison la plus efficace
Oui, il est possible d’investir en DCA sur un PEA, et c’est souvent le meilleur choix pour un résident français : un ETF monde éligible, un versement mensuel automatique, et aucun impôt sur le revenu au retrait après cinq ans. La plupart des courtiers en ligne proposent désormais des plans d’investissement programmé, parfois sans frais de courtage. Pour choisir le support, consulte notre classement des meilleurs ETF PEA et notre comparaison MSCI World ou S&P 500.
Le DCA en assurance vie
En assurance vie, le DCA prend deux formes. La plus simple : les versements programmés, un prélèvement mensuel sur ton compte courant réparti entre fonds euros et unités de compte. La plus proche de l’étalement d’un capital : l’option d’investissement progressif (le nom varie selon les assureurs), qui place une somme sur le fonds euros puis la transfère chaque mois par fractions vers des unités de compte. Cette option permet d’étaler sans laisser l’argent dormir à 0 %, ce qui réduit le coût de l’attente mis en évidence par les études. Vérifie dans les conditions de ton contrat la durée possible, le nombre de supports et l’éventuel coût des arbitrages.
Le DCA en crypto
Le Bitcoin, très volatil, est le terrain où le DCA est le plus populaire. Les frais y pèsent davantage : chez Bitstack par exemple, l’achat récurrent coûte 1,50 % en formule gratuite sous 250 € par mois, ou 0,75 % avec l’abonnement Plus à 2,99 € par mois, hors écart de prix. Plateformes agréées, simulateur Bitcoin sur 10 ans et fiscalité détaillée : tout est dans notre guide dédié au DCA crypto, qui traite spécifiquement ce marché.
Mettre en place un DCA en 5 étapes
Trois à six mois de dépenses sur un livret réglementé, disponibles à tout moment. Sans elle, tu risques de devoir vendre en pleine baisse pour une dépense imprévue.
PEA pour la fiscalité après 5 ans, assurance vie pour la souplesse et la transmission, compte-titres pour les supports non éligibles. Les trois peuvent coexister.
Un ETF monde capitalisant suffit à la plupart des épargnants. Évite le DCA sur une action isolée : la méthode lisse le prix d’entrée, pas le risque de faillite.
Montant, jour (lendemain de la paie), fréquence mensuelle. Vérifie les frais par ordre : sous 1 % du montant investi, idéalement nuls.
Ne suspends pas pendant les baisses, ce sont tes meilleurs achats. Fais un point une fois par an pour augmenter le montant si tes revenus ont progressé.
Si tu pars de zéro sur les marchés, notre plan pour débuter en bourse en 5 étapes détaille l’ordre dans lequel ouvrir les enveloppes.
DCA, value averaging, DCA inversé : les variantes
| Méthode | Principe | Pour qui |
|---|---|---|
| DCA classique | Même montant à intervalle fixe | Tout le monde, le plus simple à tenir |
| Investissement en une fois | Tout le capital dès qu’il est disponible | Capital existant, horizon long, nerfs solides |
| Value averaging | Tu vises une progression fixe de la valeur du portefeuille (par exemple +200 € par mois) et tu verses plus quand le marché baisse, moins quand il monte | Épargnants rigoureux avec une marge de trésorerie variable |
| DCA « intelligent » | Montant majoré quand le cours passe sous une moyenne mobile | Proposé par certaines applis, gain non démontré |
| DCA inversé | Retraits d’un montant fixe à intervalle régulier pendant la phase de consommation du capital | Retraités, rentiers, objectif d’indépendance financière |
Le DCA inversé mérite une remarque : à la sortie, retirer un montant fixe pendant une baisse oblige à vendre plus de parts au plus bas. C’est le « risque de séquence », raison pour laquelle on garde souvent un ou deux ans de dépenses en réserve sur des supports sans risque au moment de vivre de son capital. Pour estimer ce capital cible, vois notre simulateur d’indépendance financière.
DCA : les autres sens du sigle (DCA militaire)
Si tu es arrivé ici par hasard : en français courant, la DCA désigne d’abord la défense contre les aéronefs (anciennement « défense contre avions »), c’est-à-dire l’ensemble des moyens militaires, canons et missiles sol-air, qui protègent contre les attaques aériennes. On parle de « tirs de DCA » ou d’une « pièce de DCA », et l’expression est entrée dans le langage familier pour désigner un barrage de critiques. Le sigle désigne aussi des entreprises et des organismes sans rapport avec la finance. En investissement, en revanche, DCA renvoie toujours au Dollar Cost Averaging : l’article reste au masculin (le DCA), alors qu’on dit la DCA pour la défense antiaérienne.
En vidéo : les limites du DCA expliquées
Nicolas Chéron revient sur les limites du DCA appliqué aux ETF et sur l’étude Vanguard citée plus haut, utile pour compléter le volet « investissement en une fois ».
Vidéo tierce sélectionnée pour compléter cet article, elle n’engage pas notre analyse.
Questions fréquentes sur le DCA
C’est quoi le DCA ?
Le DCA (Dollar Cost Averaging) est une méthode d’investissement qui consiste à investir le même montant à intervalle régulier, par exemple 200 € chaque mois, quel que soit le cours de l’actif. Elle permet d’acheter plus de parts quand le prix baisse et moins quand il monte, de lisser le prix de revient et d’éviter de chercher le bon moment pour investir.
Quelle est la traduction de DCA en français ?
La traduction officielle de Dollar Cost Averaging est « achats périodiques par sommes fixes ». Dans la pratique, on parle d’investissement programmé, de versements programmés (en assurance vie) ou de lissage du prix d’achat. Le sigle DCA reste le plus utilisé, même pour des achats en euros.
Le DCA est-il plus rentable qu’un investissement en une fois ?
Non, en moyenne. Quand tu disposes déjà du capital, l’investir immédiatement a battu l’étalement environ deux fois sur trois selon Vanguard (MSCI World 1976-2022, 68 % face à un étalement sur 3 mois). Sur l’ETF MSCI World en euros entre 2009 et 2026, l’achat immédiat a gagné 72 % du temps face à un étalement sur 3 mois et 80 % face à 12 mois. Le DCA limite en revanche les pertes quand le marché chute juste après ton premier achat.
Qu’est-ce que le DCA en assurance vie ?
En assurance vie, le DCA correspond aux versements programmés (un prélèvement mensuel automatique réparti entre fonds euros et unités de compte) ou à l’option d’investissement progressif, qui place un capital sur le fonds euros puis le transfère par fractions mensuelles vers des unités de compte. Cette seconde option permet d’étaler un capital sans le laisser dormir.
Est-il possible d’investir en DCA sur un PEA ?
Oui. La plupart des courtiers proposent des plans d’investissement programmé sur des ETF éligibles au PEA, parfois sans frais de courtage. C’est une combinaison très efficace pour un résident français : après 5 ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu et seuls les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) restent dus.
Quel est le meilleur DCA ?
Pour la plupart des épargnants : un ETF monde capitalisant, un versement mensuel automatique le lendemain de la paie, dans un PEA ou une assurance vie à frais réduits, avec des frais par ordre nuls ou proportionnels, et un horizon d’au moins 8 à 10 ans. Le meilleur DCA est surtout celui que tu ne suspends pas pendant les baisses.
Faut-il faire un DCA mensuel ou hebdomadaire ?
Sur des ETF ou des actions, le mensuel suffit : les différences de performance avec un rythme hebdomadaire ou quotidien sont négligeables à long terme, alors que les frais par ordre se multiplient. Le rythme hebdomadaire n’a d’intérêt que si chaque achat est gratuit.
Combien de temps faut-il faire un DCA ?
Au moins 8 à 10 ans pour des actions. Sur l’ETF MSCI World en euros entre 2009 et 2026, 99,4 % des DCA mensuels de 3 ans et 100 % des DCA de 5 ans ont fini en gain, mais cette période a été exceptionnellement favorable. Plus l’horizon est long, plus la probabilité de perte diminue.
C’est quoi la DCA militaire ?
La DCA militaire est la défense contre les aéronefs : l’ensemble des moyens (canons, missiles sol-air, radars) destinés à protéger un territoire ou des troupes contre les attaques aériennes. On dit « la DCA », au féminin, alors qu’en finance on parle « du DCA ».
Quel est le placement d’assurance vie le plus rentable ?
Sur longue période, les unités de compte investies en actions (par exemple un ETF monde) rapportent en moyenne davantage que le fonds euros, mais sans garantie du capital. Le fonds euros sécurise une partie de l’épargne. Programmer des versements mensuels vers des unités de compte actions, c’est justement appliquer un DCA dans ton contrat.
Loïc H analyse les placements à partir des documents officiels, des grilles tarifaires et des données de marché. Les calculs de cette page ont été refaits sur les cours historiques publiés de l’ETF. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé : investir comporte un risque de perte en capital.
Ce contenu est informatif et ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Certains liens peuvent être sponsorisés, cela n'affecte pas notre sélection éditoriale.
