Bourse · 2026

ETF S&P 500 : lequel choisir en 2026 (PEA ou CTO), frais, fiscalité et simulateur

ETF S&P 500 : les 5 trackers éligibles au PEA et les meilleurs sur compte-titres, frais et encours relevés en octobre 2026, physique ou synthétique, couverture du dollar, fiscalité, rendement sur 10 ans et simulateur net d'impôt.

Pour investir sur le S&P 500 depuis la France, trois ETF couvrent l’essentiel des besoins : en PEA, l’Amundi PEA S&P 500 (PSP5, 0,12 % de frais) ou l’iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA, 0,10 %) ; sur compte-titres, un ETF synthétique à 0,05 % comme l’Amundi Core S&P 500 Swap ou l’Invesco S&P 500. Tous suivent le même indice des 500 plus grandes entreprises américaines. Ce qui les sépare, ce sont les frais, la façon de répliquer l’indice, la devise et surtout l’enveloppe fiscale : après 5 ans, un PEA ne prélève que 18,6 % sur tes gains, contre 31,4 % sur un compte-titres.

Frais, encours et performances relevés le 5 octobre 2026 sur justETF, Boursorama et les sites des émetteurs (Amundi, BNP Paribas Asset Management, iShares). Les ETF sont des placements risqués : le capital n’est pas garanti.

L’essentiel en 30 secondes

  • En PEA : 5 ETF S&P 500 sont éligibles. Les deux à retenir : Amundi PEA S&P 500 (PSP5, 0,12 %, 1,2 à 1,5 milliard d’euros d’encours) et iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA, 0,10 %, lancé en mai 2025, encore petit). BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE, 0,14 %) est le plus gros, à 3,5 milliards d’euros.
  • Sur CTO : les ETF synthétiques à 0,05 % (Amundi Core S&P 500 Swap, Invesco S&P 500, iShares S&P 500 Swap) battent souvent les ETF physiques à 0,03 ou 0,07 %, car ils échappent à la retenue à la source américaine sur les dividendes.
  • Fiscalité 2026 : PEA de plus de 5 ans = 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains ; CTO = flat tax de 31,4 %.
  • Rendement : environ 14 % par an en dollars sur 2016-2025, dividendes réinvestis, mais une année 2025 à seulement +3 % en euros à cause de la chute du dollar.
  • PEA et ETF swappés : le gouvernement a renoncé le 26 août 2026 à les exclure du PEA. Ils restent éligibles.
0,10 %ETF S&P 500 le moins cher en PEA (SPEA)
0,03 %le moins cher sur CTO (SPDR, physique)
139 Md€encours du plus gros, iShares Core S&P 500
18,6 %prélevés sur les gains d’un PEA de plus de 5 ans

Vidéo tierce sélectionnée pour compléter cet article, elle n’engage pas notre analyse. Tournée fin 2023, elle ne mentionne pas l’iShares S&P 500 Swap PEA lancé en 2025 et cite des frais qui ont baissé depuis : les chiffres de cette page font foi.

C’est quoi un ETF S&P 500 ?

Un ETF S&P 500 (on dit aussi tracker S&P 500) est un fonds coté en bourse qui reproduit la performance de l’indice S&P 500. En achetant une seule part, tu deviens indirectement actionnaire des 500 plus grandes entreprises américaines, dans les mêmes proportions que l’indice : Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, Broadcom, Berkshire Hathaway, JPMorgan, Visa et 490 autres.

L’indice S&P 500 en quelques faits

  • Créé en 1957 par Standard & Poor’s, il est aujourd’hui calculé par S&P Dow Jones Indices. Son nom complet est « S&P 500 Index », son code de cotation est SPX. Les graphies « SP500 », « SNP500 » ou « S and P 500 » désignent toutes le même indice.
  • Environ 503 lignes pour 500 sociétés, parce que quelques entreprises (Alphabet, par exemple) ont deux catégories d’actions cotées.
  • Pondéré par la capitalisation flottante : plus une entreprise vaut cher en bourse, plus elle pèse. Un comité sélectionne les sociétés selon leur taille (un seuil de capitalisation de plus de 20 milliards de dollars depuis 2025, revu régulièrement), leur liquidité et leur rentabilité.
  • Un seul pays : les États-Unis. Mais une grande partie du chiffre d’affaires de ces groupes est réalisée hors des États-Unis.

Une concentration record en tête d’indice

Le S&P 500 n’a jamais été aussi concentré. Selon la composition publiée par justETF début octobre 2026 pour l’iShares Core S&P 500, les cinq premières lignes pèsent à elles seules plus d’un quart de l’indice, et la technologie (au sens large de justETF, qui inclut une partie des services de communication) environ 45 %.

Nvidia8,07 %
Apple7,03 %
Microsoft5,69 %
Amazon3,84 %
Alphabet3,00 %

Poids des 5 premières lignes de l’iShares Core S&P 500 UCITS ETF, source justETF, relevé du 5 octobre 2026. Total : 27,6 %.

Conséquence pratique : acheter un ETF S&P 500, c’est d’abord parier sur les grandes valeurs technologiques américaines. C’est ce qui a fait sa performance des dix dernières années, et c’est aussi son principal risque. Si tu hésites encore entre ce marché et une exposition mondiale, notre comparatif MSCI World ou S&P 500 tranche la question de l’indice ; cette page part du principe que tu as choisi le S&P 500 et t’aide à choisir le bon ETF.

Les ETF S&P 500 éligibles au PEA en 2026

Le PEA est réservé en principe aux actions européennes : un fonds doit détenir au moins 75 % d’actions de sociétés de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Comment un ETF S&P 500 peut-il alors y entrer ? Par la réplication synthétique : le fonds achète un panier d’actions européennes, puis échange (contrat de swap) la performance de ce panier contre celle du S&P 500 auprès d’une banque. Tu touches la performance américaine, le fonds reste éligible. Il existe cinq ETF de ce type à Paris.

ETF Ticker ISIN Frais (TER) Encours Particularité
Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc PSP5 FR0011871128 0,12 % 1,2 à 1,5 Md€ Le plus utilisé, depuis 2014 (ex-Lyxor)
iShares S&P 500 Swap PEA UCITS ETF EUR Acc SPEA IE000DQLYVB9 0,10 % 55 M€ Le moins cher, lancé le 29 mai 2025
BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR C ESE FR0011550185 0,14 % 3,5 Md€ Le plus gros encours, depuis 2013
BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR Hedged ESEH FR0013041530 0,14 % 1,4 Md€ Couvert contre le risque de change
Amundi PEA S&P 500 Screened UCITS ETF Acc PE500 FR0013412285 0,25 % 1,1 Md€ Indice filtré (318 lignes), ce n’est pas le S&P 500 classique

Tous capitalisants (dividendes réinvestis), cotés en euros sur Euronext Paris, réplication synthétique. Sources : justETF (frais, encours, dates de lancement), Boursorama (actif net PSP5 de 1 473 M€ au 30 septembre 2026), relevé du 5 octobre 2026.

Amundi PEA S&P 500 (PSP5) : la référence

Lancé le 20 mai 2014 sous la marque Lyxor, repris par Amundi, PSP5 est l’ETF S&P 500 que l’on trouve chez quasiment tous les courtiers PEA. Ses frais affichés sont de 0,12 % par an sur justETF (la documentation réglementaire mentionne un plafond de 0,15 %, reprise par certaines fiches de cours). Son encours, entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros selon la source et la date, garantit une bonne liquidité. Sur 5 ans, justETF lui attribue +91 %, sur 3 ans +72,6 %. C’est le choix par défaut si tu veux un ETF éprouvé et largement distribué.

iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA) : le moins cher

BlackRock a lancé en mai 2025 sa propre version éligible au PEA, domiciliée en Irlande, à 0,10 % de frais. Sur le papier, c’est le moins cher des ETF S&P 500 en PEA. Deux réserves : son encours reste modeste (55 millions d’euros selon justETF), ce qui peut se traduire par un écart entre prix d’achat et de vente un peu plus large, et il n’est pas encore référencé chez tous les courtiers. Écart de frais avec PSP5 : 0,02 point par an, soit 2 € par an pour 10 000 € investis. Ce n’est pas un critère décisif.

BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE) : le plus gros

Avec 3,5 milliards d’euros, ESE est l’ETF S&P 500 éligible au PEA qui pèse le plus. Ses frais (0,14 %) sont un cran au-dessus. Sa version couverte contre le dollar, ESEH, au même tarif, est la seule option PEA pour neutraliser le risque de change (voir plus bas).

Le piège du « Screened »

L’Amundi PEA S&P 500 Screened (PE500) porte un nom très proche de PSP5, mais il suit un indice filtré selon des critères extra-financiers, le S&P 500 Scored & Screened+, qui ne compte que 318 lignes. Ses frais sont deux fois plus élevés (0,25 %). Ce n’est pas un mauvais produit, mais ce n’est pas le S&P 500 : vérifie l’ISIN avant de passer ton ordre.

Pour situer ces ETF parmi les autres trackers éligibles (MSCI World, Nasdaq-100, émergents, Europe), consulte notre classement des meilleurs ETF PEA, qui compare tous les indices ; ici on reste sur le seul S&P 500, en PEA comme sur CTO.

Les ETF S&P 500 sur compte-titres (CTO)

Sur un compte-titres ordinaire, l’offre est beaucoup plus large : justETF recense 37 ETF S&P 500 de droit européen (norme UCITS). Les ETF américains comme SPY ou VOO, eux, ne sont pas accessibles aux particuliers européens, faute de document d’informations clés (DIC) en français. Voici les plus importants.

ETF ISIN Frais Encours Réplication Dividendes
iShares Core S&P 500 UCITS ETF USD (Acc) IE00B5BMR087 0,07 % 138,9 Md€ Physique Capitalisés
Vanguard S&P 500 UCITS ETF (Dist) IE00B3XXRP09 0,07 % 47,4 Md€ Physique Distribués
Invesco S&P 500 UCITS ETF Acc IE00B3YCGJ38 0,05 % 38,4 Md€ Synthétique Capitalisés
Vanguard S&P 500 UCITS ETF (Acc) IE00BFMXXD54 0,07 % 32,7 Md€ Physique Capitalisés
iShares Core S&P 500 UCITS ETF USD (Dist) IE0031442068 0,07 % 20,6 Md€ Physique Distribués
SPDR S&P 500 UCITS ETF (Dist) IE00B6YX5C33 0,03 % 19,1 Md€ Physique Distribués
SPDR S&P 500 UCITS ETF (Acc) IE000XZSV718 0,03 % 17,3 Md€ Physique Capitalisés
Amundi Core S&P 500 Swap UCITS ETF Acc LU1135865084 0,05 % 16,8 Md€ Synthétique Capitalisés
iShares S&P 500 Swap UCITS ETF USD (Acc) IE00BMTX1Y45 0,05 % 13,9 Md€ Synthétique Capitalisés
iShares S&P 500 EUR Hedged UCITS ETF (Acc) IE00B3ZW0K18 0,20 % 9,0 Md€ Physique Capitalisés, couvert en euros

Source : justETF, classement par encours, relevé du 5 octobre 2026. Les lignes surlignées sont les synthétiques à 0,05 %, souvent les plus efficaces net de retenue à la source (explication juste en dessous). L’Amundi Core S&P 500 Swap cote en euros à Paris sous le ticker SP5C ; l’iShares Core se négocie notamment sous SXR8 (Xetra) et CSPX (Amsterdam, Londres).

Sur CTO, privilégie un ETF capitalisant : les dividendes sont réinvestis dans le fonds et tu ne paies d’impôt qu’à la revente. Avec un ETF distribuant, chaque dividende versé est imposé à 31,4 % l’année même, ce qui freine l’effet boule de neige. Pour choisir l’intermédiaire, notre comparatif des meilleurs comptes-titres détaille les frais de courtage sur les places européennes.

Frais annuels comparés (TER)

SPDR (CTO)0,03 %
Swaps 0,05 % (CTO)0,05 %
iShares Core (CTO)0,07 %
SPEA (PEA)0,10 %
PSP5 (PEA)0,12 %
ESE et ESEH (PEA)0,14 %
iShares EUR Hedged (CTO)0,20 %
PE500 Screened (PEA)0,25 %

En vert les ETF de CTO, en or ceux du PEA. Les frais sont prélevés directement dans la valeur de la part, tu ne les vois jamais passer sur ton relevé.

Physique ou synthétique : ce qui change vraiment

Un ETF à réplication physique achète réellement les 500 actions de l’indice. Un ETF synthétique détient un autre panier d’actions et reçoit la performance du S&P 500 grâce à un swap conclu avec une banque. Les deux méthodes suivent l’indice de très près ; la différence se joue sur deux points.

1. La retenue à la source américaine sur les dividendes

Les États-Unis prélèvent un impôt à la source sur les dividendes versés à des fonds étrangers. Grâce à la convention fiscale entre l’Irlande et les États-Unis, un ETF physique domicilié en Irlande ne subit que 15 % de retenue. Avec un rendement du dividende du S&P 500 de l’ordre de 1,2 % par an, cela coûte environ 0,18 point de performance par an (15 % × 1,2 %), invisible dans les frais affichés. Un ETF synthétique, lui, reçoit l’indice « dividendes nets » via le swap et échappe en pratique à cette retenue.

Le calcul qui change le classement : SPDR physique à 0,03 % + environ 0,18 % de retenue = environ 0,21 % de frottement total par an. Amundi Core S&P 500 Swap à 0,05 % + 0 % de retenue = environ 0,05 %. Le synthétique le plus cher sur le papier est en réalité le moins cher. C’est ce que montre aussi l’écart de suivi publié chaque année par les émetteurs, qu’il vaut la peine de consulter avant d’acheter.

2. Le risque de contrepartie

Avec un swap, le fonds dépend de la banque qui lui verse la performance. La réglementation européenne UCITS limite cette exposition à 10 % de l’actif du fonds, et le swap est remis à zéro régulièrement. En cas de défaillance de la banque, l’ETF garde son panier d’actions de substitution. Le risque existe, mais il est encadré et, à notre connaissance, il n’a jamais causé de perte majeure sur un grand ETF européen. En PEA, la question ne se pose pas : tous les ETF S&P 500 éligibles sont synthétiques, par construction. Notre avis sur l’iShares MSCI World Swap PEA détaille le fonctionnement de ces swaps, identique pour la version S&P 500.

Couvert en euros ou pas : le risque dollar

Même coté en euros, un ETF S&P 500 non couvert reste exposé au dollar : ses actions valent des dollars. Quand le dollar baisse face à l’euro, ta performance en euros baisse d’autant. 2025 l’a illustré de façon spectaculaire : le S&P 500 a gagné environ 17,9 % en dollars (dividendes réinvestis), mais l’euro s’est apprécié d’environ 13 % face au dollar, si bien que l’ETF ESE n’a progressé que de 3,3 % en euros selon justETF. À l’inverse, en 2024, la hausse du dollar a porté la performance en euros à près de 33 %, au-dessus des 25 % en dollars.

Les ETF couverts (EUR Hedged : ESEH en PEA, iShares S&P 500 EUR Hedged sur CTO) neutralisent cet effet grâce à des contrats de change renouvelés chaque mois. Contreparties : des frais plus élevés (0,14 à 0,20 %) et un coût de couverture qui dépend de l’écart de taux d’intérêt entre la zone euro et les États-Unis, souvent de l’ordre de 1 à 2 points par an quand les taux américains sont nettement plus hauts. Sur 15 ou 20 ans, les variations de change ont tendance à se compenser en partie ; la couverture se justifie surtout à l’approche d’un retrait, ou si une baisse du dollar t’empêcherait de dormir.

Simulateur : ce que ton ETF S&P 500 te rapporte net d’impôt

Choisis un ETF, indique ton versement de départ, ton versement mensuel et la durée. Le simulateur applique les frais de l’ETF, la retenue à la source pour les ETF physiques, puis la fiscalité de l’enveloppe à la sortie, et compare tous les ETF S&P 500 dans le même scénario.

Hypothèses : rendement de l’indice dividendes réinvestis, constant, en euros (sans effet de change ni coût de couverture) ; frais déduits du rendement ; retenue à la source de 15 % sur un dividende de 1,2 % pour les ETF physiques (0,18 point par an) ; versements en fin de mois ; aucune vente avant la fin. Fiscalité à la sortie : PEA de 5 ans ou plus = 18,6 % sur les gains, PEA de moins de 5 ans = 31,4 % (et clôture du plan), CTO = 31,4 %. Frais de courtage non inclus. Simulation indicative, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Avec les valeurs par défaut (5 000 € au départ, 200 € par mois pendant 20 ans, 7 % brut par an), tu verses 53 000 € et l'ETF PSP5 en PEA aboutit à environ 119 100 € avant impôt, soit environ 106 800 € nets. Le même scénario sur CTO avec l'Amundi Core S&P 500 Swap, pourtant moins cher, donne environ 99 000 € nets : près de 7 700 € d'écart en faveur du PEA, uniquement grâce à la fiscalité. Entre deux ETF du même indice dans la même enveloppe, l'écart se compte en centaines d'euros ; entre PEA et CTO, il se compte en milliers. Pour une projection plus générale (tous indices, DCA, comparaison avec l'assurance vie), utilise notre simulateur ETF.

Fiscalité 2026 : PEA ou CTO pour ton ETF S&P 500

Situation PEA Compte-titres
Plafond de versements 150 000 € Aucun
Dividendes (ETF distribuant) Pas d'impôt tant qu'ils restent dans le plan Flat tax 31,4 % chaque année
Arbitrage entre ETF Sans impôt Plus-value taxée à chaque vente
Retrait avant 5 ans Clôture du plan (sauf exceptions), gains à 31,4 % 31,4 % sur la plus-value
Retrait après 5 ans 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains, aucun impôt sur le revenu 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux)
Choix d'ETF 5 ETF S&P 500, tous synthétiques 37 ETF, physiques ou synthétiques

Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés de 17,2 % à 18,6 % (hausse de la CSG votée en loi de financement de la sécurité sociale), ce qui porte la flat tax du CTO de 30 % à 31,4 %. Sur CTO, tu peux opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si ta tranche marginale est faible ; l'option est globale pour tous tes revenus du capital de l'année.

La règle est donc simple : commence par remplir ton PEA avec un ETF S&P 500 éligible, et n'utilise le CTO qu'au-delà du plafond, ou si tu tiens absolument à un ETF physique ou distribuant. Le détail des deux enveloppes est dans notre guide PEA ou CTO, et le choix du courtier dans notre comparatif des meilleurs PEA.

Rendement du S&P 500 : 10 ans d'historique

Sur la décennie 2016-2025, le S&P 500 a délivré un rendement total (dividendes réinvestis) d'environ 14,8 % par an en dollars, soit un capital multiplié par près de 4. En euros, la performance annualisée est un peu inférieure, autour de 14 %, parce que l'euro a fini la période plus haut qu'il ne l'avait commencée. Sur très longue période, depuis 1957, la moyenne se situe plutôt autour de 10 % par an en dollars : la dernière décennie a été exceptionnelle.

12,02016 21,82017 -4,42018 31,52019 18,42020 28,72021 -18,12022 26,32023 25,02024 17,92025 Rendement total annuel en dollars, en %

Rendements totaux annuels du S&P 500 en dollars, dividendes réinvestis, d'après les données annuelles publiées par S&P Dow Jones Indices (2025 en or : à peine +3,3 % pour un épargnant en euros).

Année S&P 500 en dollars ETF S&P 500 en euros (ESE ou PSP5) Effet du dollar
2022 -18,1 % -13,0 % Dollar en hausse, perte amortie
2023 +26,3 % +21,7 % Dollar en baisse
2024 +25,0 % +32,9 % Dollar en hausse, gain amplifié
2025 +17,9 % +3,3 % Dollar en forte baisse
2026 (au début octobre) non retenu +17,4 % Source justETF, PSP5

Colonne euros : performances calendaires publiées par justETF pour ESE (2022, 2025) et PSP5 (2023, 2024, 2026), relevé du 5 octobre 2026.

Ce tableau rappelle une évidence souvent oubliée : la même année, deux épargnants qui suivent le même indice peuvent afficher des performances très différentes selon leur devise. Pour un investisseur en euros, le dollar ajoute une volatilité de plusieurs points par an, dans les deux sens.

Pourquoi ne pas investir dans le S&P 500 : les risques à connaître

  • Un seul pays. Tout ton capital dépend de l'économie et des marchés américains. Un MSCI World, avec ses 23 pays développés, dilue ce risque (tout en restant composé d'environ deux tiers d'actions américaines).
  • La concentration. Une poignée de géants technologiques pèse plus d'un quart de l'indice. Un retournement du secteur toucherait directement ton ETF.
  • Les valorisations. Les actions américaines se paient historiquement cher par rapport à leurs bénéfices. Des valorisations élevées n'annoncent pas un krach, mais elles réduisent souvent le rendement des années suivantes.
  • Les décennies perdues existent. De début 2000 à fin 2009, le S&P 500 a perdu environ 9 % au total, dividendes réinvestis, avec deux chutes de près de 50 % (bulle internet, crise de 2008). Un investisseur entré au sommet a attendu plus de dix ans.
  • Le change. Comme le montre 2025, une baisse du dollar peut effacer l'essentiel d'une bonne année boursière.
Un ETF S&P 500 a du sens si
  • tu investis pour 8 ans ou plus
  • tu acceptes des baisses de 30 à 50 % sans vendre
  • tu veux une exposition simple, peu chère, aux grandes entreprises américaines
  • tu complètes un socle déjà diversifié
Évite-le, ou limite-le, si
  • tu as besoin de l'argent dans moins de 5 ans
  • c'est ton épargne de précaution
  • tu veux une diversification mondiale en un seul produit
  • une année à -20 % te ferait tout revendre

PEA : la menace sur les ETF synthétiques levée en août 2026

L'été 2026 a fait trembler les détenteurs de PEA. Une note de la Direction générale du Trésor, communiquée le 24 juillet 2026 aux fédérations professionnelles, indiquait que les ETF synthétiques répliquant des indices non européens (S&P 500, Nasdaq-100, MSCI World) n'avaient plus vocation à figurer dans un PEA. La mesure aurait pu être intégrée au projet de loi de finances pour 2027.

24 juillet 2026Note du Trésor envisageant de sortir les ETF swappés du PEA.
Août 2026Inquiétude des épargnants : plus de 7 millions de PEA concernés selon la presse spécialisée, environ 13 milliards d'euros d'encours dans ces ETF.
26 août 2026David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, annonce que le gouvernement ne proposera pas cette exclusion.
Octobre 2026PSP5, SPEA, ESE et les autres restent éligibles, conditions inchangées.

Le ministre a déclaré que le gouvernement ne proposerait pas de mesure « visant à exclure les ETF swappés du plan d'épargne en actions ». Pour l'investisseur, cela confirme la stratégie : un ETF S&P 500 synthétique reste la façon la plus efficace fiscalement d'investir sur les États-Unis. Le sujet pourrait toutefois revenir lors d'un futur budget ; si une exclusion était un jour votée, il est probable qu'une période de transition serait prévue, mais rien ne le garantit. C'est un argument de plus pour ne pas mettre tout ton PEA sur un seul indice.

Quel ETF S&P 500 choisir selon ton profil

Ton cas Notre choix Pourquoi
Tu débutes et tu as un PEA Amundi PEA S&P 500 (PSP5) 0,12 %, plus de 10 ans d'historique, disponible partout
Tu veux les frais les plus bas en PEA iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA) 0,10 %, si ton courtier le propose ; encours encore faible
Tu privilégies la taille du fonds BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE) 3,5 Md€, le plus gros ETF S&P 500 en PEA
Tu veux neutraliser le dollar en PEA BNP Paribas Easy S&P 500 EUR Hedged (ESEH) Seule option couverte éligible
Ton PEA est plein ou tu n'en as pas Amundi Core S&P 500 Swap ou Invesco S&P 500 0,05 %, pas de retenue à la source, capitalisants
Tu veux un ETF physique sur CTO iShares Core S&P 500 Acc ou SPDR Acc Les plus gros encours ou les frais les plus bas
Tu veux des revenus réguliers Vanguard S&P 500 Dist (CTO) Dividendes trimestriels, mais imposés chaque année

Un conseil d'allocation : un ETF S&P 500 et un ETF MSCI World se recoupent à environ deux tiers. Les cumuler à parts égales revient à surpondérer fortement les États-Unis. Si tu veux un socle mondial plus une poche américaine, dose-la consciemment ; notre comparatif du meilleur ETF MSCI World PEA t'aidera à choisir le socle.

Comment acheter un ETF S&P 500 en 5 étapes

1. L'enveloppePEA d'abord (fiscalité), CTO au-delà de 150 000 € ou pour un ETF non éligible.
2. Le courtierCompare les frais de courtage sur Euronext Paris : sur des achats mensuels, ils pèsent plus que l'écart de TER.
3. L'ISINRecherche l'ETF par son code ISIN (FR0011871128 pour PSP5), jamais par son seul nom, pour éviter le Screened.
4. L'ordreOrdre à cours limité, pendant la séance (9 h - 17 h 30), en évitant l'ouverture et la clôture où les écarts de prix sont plus larges.
5. La régularitéProgramme un achat mensuel et ne touche plus à rien. Le temps fait le travail.

Investir une somme chaque mois (DCA) lisse ton prix d'entrée et évite de te demander si c'est « le bon moment ». Certains courtiers proposent des plans d'investissement programmé sur PSP5 ou ESE avec des frais réduits, voire nuls : c'est souvent le critère le plus rentable pour un petit budget mensuel.

Questions fréquentes sur les ETF S&P 500

Quel est le meilleur ETF S&P 500 ?

En PEA, l'Amundi PEA S&P 500 (PSP5, 0,12 %) pour sa liquidité et sa disponibilité, ou l'iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA, 0,10 %) pour les frais. Sur compte-titres, un ETF synthétique à 0,05 % comme l'Amundi Core S&P 500 Swap ou l'Invesco S&P 500, qui évite la retenue à la source américaine de 15 % sur les dividendes. Le PEA reste l'enveloppe à privilégier grâce à sa fiscalité.

Quel ETF S&P 500 est éligible au PEA ?

Cinq ETF au 5 octobre 2026 : Amundi PEA S&P 500 (PSP5), iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA), BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE), sa version couverte en euros (ESEH) et l'Amundi PEA S&P 500 Screened (PE500), qui suit un indice filtré. Tous sont synthétiques. Le gouvernement a renoncé le 26 août 2026 à les exclure du PEA.

C'est quoi un ETF SP500 ?

Un fonds coté en bourse qui reproduit l'indice S&P 500, composé des 500 plus grandes entreprises américaines pondérées par leur capitalisation. Une part suffit pour être exposé à tout l'indice, pour des frais annuels de 0,03 à 0,14 % selon l'ETF.

SPX, SNP500, S&P 500 Index : est-ce le même indice ?

Oui. SPX est le code de cotation de l'indice S&P 500, « S&P 500 Index » son nom officiel, et SNP500 ou SP500 des graphies courantes. Un « SPX ETF » désigne simplement un ETF qui suit cet indice. Attention seulement aux variantes : S&P 500 Equal Weight (pondération égale), S&P 500 Screened ou ESG (indices filtrés), S&P 500 EUR Hedged (couvert en euros).

Quel est le rendement du S&P 500 sur 10 ans ?

Environ 14,8 % par an en dollars, dividendes réinvestis, sur 2016-2025, soit un capital multiplié par près de 4. En euros, un peu moins, autour de 14 % par an. Sur très longue période, la moyenne tourne plutôt autour de 10 % par an en dollars, et il y a eu des décennies négatives, comme 2000-2009.

Quel est l'ETF le plus rentable ?

Entre ETF qui suivent le même indice, les écarts viennent seulement des frais, de la retenue à la source et de la fiscalité de l'enveloppe : le plus rentable pour un Français est en général un ETF S&P 500 en PEA détenu plus de 5 ans. Entre indices, le Nasdaq-100 a fait mieux que le S&P 500 sur 15 ans, au prix d'une volatilité bien plus forte. Les performances passées ne disent rien du futur.

Quel rendement pour doubler son capital en 10 ans ?

Environ 7,2 % par an. La règle de 72 donne une approximation rapide : 72 divisé par le taux annuel = nombre d'années pour doubler. À 7 %, il faut environ 10 ans ; à 10 %, environ 7 ans. Le S&P 500 a dépassé ce rythme sur la dernière décennie, mais rien ne garantit qu'il le refera.

Quel ETF va exploser en 2026 ?

Personne ne le sait, et méfie-toi de ceux qui prétendent le savoir. Un ETF S&P 500 n'est pas fait pour « exploser » à court terme mais pour capter la croissance des grandes entreprises américaines sur 10 ou 20 ans. Pour info, PSP5 affichait +17,4 % depuis le 1er janvier 2026 au début octobre selon justETF.

Faut-il choisir un ETF S&P 500 couvert en euros ?

Pas forcément. La couverture neutralise les variations du dollar mais coûte des frais plus élevés et un coût de couverture lié à l'écart de taux entre l'euro et le dollar. Sur un horizon long, la plupart des investisseurs restent non couverts ; la couverture se justifie surtout à l'approche d'un retrait.

Un ETF S&P 500 synthétique est-il risqué ?

Il suit l'indice aussi fidèlement qu'un ETF physique. Le risque spécifique, la défaillance de la banque contrepartie du swap, est limité à 10 % de l'actif par la réglementation UCITS, et le fonds conserve son panier d'actions. En PEA, tous les ETF S&P 500 sont synthétiques ; sur CTO, ils sont souvent plus efficaces car ils évitent la retenue à la source sur les dividendes.

Sources et méthode

Relevé du 5 octobre 2026. Frais (TER), encours, dates de lancement, réplication, performances calendaires et composition : fiches justETF de chaque ETF et guide justETF des ETF S&P 500 (données au 4 octobre 2026). Actif net de PSP5 : Boursorama, au 30 septembre 2026. Rendements annuels de l'indice en dollars : données publiées par S&P Dow Jones Indices ; rendement annualisé 2016-2025 calculé par nos soins à partir de ces valeurs. Fiscalité : prélèvements sociaux à 18,6 % et flat tax à 31,4 % en vigueur en 2026 (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026), règles du PEA (article L221-31 du Code monétaire et financier). Saga des ETF synthétiques : déclaration de David Amiel du 26 août 2026, reprise par la presse spécialisée (Previssima, Tout sur mes finances, Cryptoast). Les encours et frais évoluent : vérifie le document d'informations clés de l'ETF avant d'investir.

Rédigé par Loïc H, l-investisseur-long-terme.fr. Approche documentaire : chaque chiffre est relevé sur une source publique et daté, les hypothèses de calcul sont affichées. Cette page ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

Loïc H

Entrepreneur depuis plus de dix ans, investisseur long terme par nécessité plus que par idéologie. J'écris ce que j'aurais voulu lire avant de faire mes erreurs, chiffres à l'appui et sans jargon.

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