La classe 3 suit les stocks et en-cours : matières premières, fournitures stockées, produits en cours de fabrication, produits finis et marchandises destinées à la revente. Ses comptes ne bougent en général qu’une fois par an, lors de l’inventaire.
Ce que contient la classe 3
Le plan distingue les biens selon leur place dans le cycle : approvisionnements (31 matières premières, 32 autres approvisionnements), en-cours de production de biens (33) et de services (34), produits fabriqués (35) et marchandises achetées pour être revendues en l’état (37). Le 39 enregistre les dépréciations. Un commerçant n’utilise souvent que le 37 ; un artisan le 31 et le 35 ; un prestataire de services le 34 s’il a des travaux en cours à la clôture.
Comment fonctionnent les comptes de classe 3
En inventaire intermittent (le cas de la quasi-totalité des petites entreprises), les achats sont passés directement en charges toute l’année. À la clôture, on annule le stock initial (débit du 6037 ou du 6031, crédit du 37 ou du 31) et on constate le stock final (débit du 37, crédit du 603). La différence, la variation de stock, corrige les achats pour ne garder en charge que ce qui a été réellement consommé.
Pour les produits fabriqués et les en-cours, la contrepartie n’est pas le 603 mais le compte 713 Variation des stocks de produits, en classe 7.
Les comptes de classe 3 les plus recherchés
| Compte | Intitulé | Recherches / mois |
|---|---|---|
| 335 | Travaux en cours | 20 |
| 397 | Dépréciations des stocks de marchandises | 10 |
| 391 | Dépréciations des matières premières et fournitures | 10 |
| 355 | Produits finis | 10 |
| 345 | Prestations de services en cours | 10 |
| 331 | Produits en cours | 10 |
| 395 | Dépréciations des stocks de produits | 0 |
| 394 | Dépréciations des en-cours de production de services | 0 |
| 393 | Dépréciations des en-cours de production de biens | 0 |
| 392 | Dépréciations des autres approvisionnements | 0 |
Liste complète des comptes de la classe 3
Les 36 comptes de la classe 3 dans la version officielle au 1er janvier 2026. Les comptes en lien ont une fiche détaillée.
31 Matières premières et fournitures
En pratique. Le 31 concerne les entreprises qui transforment une matière : la farine du boulanger, le bois du menuisier, le tissu de la couturière. En cours d’année, tu n’y touches pas : les achats vont au 601. À la clôture, après l’inventaire physique, tu annules le stock de l’an dernier et tu inscris le nouveau, avec le 6031 en contrepartie.
Piège fréquent : croire qu’il faut débiter le 31 à chaque achat. Seule l’écriture d’inventaire le fait vivre. Autre erreur : valoriser le stock au prix de vente, alors qu’il s’évalue au coût d’achat. Depuis 2025, les anciennes subdivisions 311, 312 et 317 ont disparu : tu enregistres tout au compte 31, sauf si tu crées toi-même une subdivision.
32 Autres approvisionnements
En pratique. Le 32 suit le stock de ce que tu consommes sans le revendre : matières consommables (321), fournitures consommables (322, dont 3225 pour les fournitures de bureau), emballages (326). Il fonctionne comme le 31, avec le 6032 à l’inventaire.
En pratique, la plupart des TPE ne stockent pas ces fournitures et passent directement leurs achats au 606, ce qui est admis. Le 32 devient utile si tu as un vrai stock d’emballages ou de consommables, par exemple dans le e-commerce. Piège : mélanger les deux méthodes d’une année sur l’autre, ce qui fausse la comparaison des marges. Depuis 2025, les subdivisions 3211 et 3212 sont regroupées au 321.
- 321 Matières consommables
- 322 Fournitures consommables
- 3221 Combustibles
- 3222 Produits d'entretien
- 3223 Fournitures d'atelier et d'usine
- 3224 Fournitures de magasin
- 3225 Fournitures de bureau
- 326 Emballages
- 3261 Emballages perdus
- 3265 Emballages récupérables non identifiables
- 3267 Emballages à usage mixte
33 En-cours de production de biens
En pratique. Le 33 sert surtout au bâtiment et à l’artisanat. Un chantier commencé avant la clôture et facturé après, une fabrication sur commande non terminée : leur coût de production à la date de clôture va au 335 Travaux en cours ou au 331 Produits en cours, avec le 71335 ou le 71331 en contrepartie.
Piège fréquent : évaluer l’en-cours au prix de vente prévu. Il s’évalue au coût engagé (matériaux, main-d’œuvre, frais directs). Autre erreur : oublier de contre-passer l’écriture à l’ouverture suivante, ce qui double le chiffre. Si le chantier est terminé mais pas encore facturé, ce n’est plus un en-cours : passe par le 4181. Depuis 2025, les subdivisions 3311 à 3352 sont regroupées au 331 et au 335.
- 331 Produits en cours
- 335 Travaux en cours
34 En-cours de production de services
En pratique. Le 34 est l’équivalent du 33 pour les métiers de services : une mission de conseil, une étude, un développement commencés avant la clôture et facturés après. Le coût engagé à la clôture va au 345 Prestations de services en cours ou au 341 Études en cours, avec le 71345 ou le 71341 en contrepartie.
La confusion la plus fréquente se fait avec le 4181 Factures à établir. Prestation terminée mais pas encore facturée : 4181, pour le prix de vente HT. Prestation inachevée : 345, pour son coût. Depuis 2025, les subdivisions 3411 à 3452 sont regroupées au 341 et au 345.
- 341 Études en cours
- 345 Prestations de services en cours
35 Stocks de produits
En pratique. Le 35 suit le stock de ce que tu as fabriqué toi-même et pas encore vendu : bijoux d’un créateur, meubles d’un ébéniste, conserves d’un producteur. Les produits terminés vont au 355 Produits finis, les produits pas encore terminés mais stockés au 351, les déchets et rebuts revendables au 358. La contrepartie à l’inventaire est le 71355 ou le 71351.
Piège fréquent : utiliser le 37, réservé aux marchandises achetées pour être revendues en l’état. Autre erreur : valoriser à la valeur de vente, alors que le stock de produits s’évalue au coût de production. Depuis 2025, les subdivisions comme 3551 ou 3552 sont regroupées au 351 et au 355.
- 351 Produits intermédiaires
- 355 Produits finis
- 358 Produits résiduels ou matières de récupération
- 3581 Déchets
- 3585 Rebuts
- 3586 Matières de récupération
36 (Compte à ouvrir, le cas échéant, sous l'intitulé « Stocks provenant d'immobilisations »)
En pratique. Compte très rarement utilisé en TPE. Le plan comptable le laisse à ouvrir au besoin sous l’intitulé « Stocks provenant d’immobilisations » : un bien qui quitte l’actif immobilisé pour être revendu ou consommé comme un stock. Dans la grande majorité des cas, une immobilisation vendue sort simplement par le 657 et le 757.
37 Stocks de marchandises
En pratique. C’est le compte des commerçants : tout ce que tu achètes pour revendre en l’état (vêtements d’une boutique, produits d’un site e-commerce, pièces d’un garagiste). En cours d’année, les achats vont au 607. À la clôture, tu comptes ton stock, puis deux écritures : tu soldes le stock d’ouverture par le débit du 6037, tu inscris le stock final au débit du 37 par le crédit du 6037.
Piège fréquent : oublier l’écriture d’inventaire. Le résultat est alors faux du montant de la variation de stock. Autre erreur : laisser des invendus démodés à leur coût d’achat, au lieu de les déprécier au 397. Depuis 2025, les anciens 371 et 372 ont disparu : tout le stock de marchandises est au 37.
38 (Le compte 38 peut être utilisé pour comptabiliser les stocks en voie d'acheminement, mis en dépôt ou donnés en consignation)
En pratique. Compte peu utilisé en TPE. Il peut accueillir les stocks en voie d’acheminement (marchandises achetées et en transit à la clôture), mis en dépôt chez un tiers ou donnés en consignation. Exemple : un créateur qui confie des pièces à une boutique en dépôt-vente. La plupart des TPE laissent ces biens dans leur compte de stock habituel.
39 Dépréciations des stocks et en-cours
Texte officiel : Les subdivisions du compte 39 « Dépréciations des stocks et en -cours » sont créditées par les subdivisions concernées du compte 68 « Dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions » du montant des dépréciations, ou de leur augmentation, affectant les stocks et en-cours. (Art. 1213-39)
En pratique. Le 39 constate la perte de valeur d’un stock : marchandises démodées, abîmées, proches de la péremption ou invendables au prix prévu. Pour un commerçant, c’est le 397 Dépréciations des stocks de marchandises qui sert le plus. La dotation passe au débit du 68173, et l’année suivante tu la reprends au crédit du 78173 quand le stock est vendu ou détruit.
Piège fréquent : diminuer directement la valeur du stock au 37 au lieu de passer par le 39. Le stock doit rester à son coût d’origine, la perte apparaît à côté. Autre erreur : oublier la reprise une fois les articles écoulés. Depuis 2025, les anciennes subdivisions comme 3971 ou 3972 sont regroupées au 397.
- 391 Dépréciations des matières premières et fournitures
- 392 Dépréciations des autres approvisionnements
- 393 Dépréciations des en-cours de production de biens
- 394 Dépréciations des en-cours de production de services
- 395 Dépréciations des stocks de produits
- 397 Dépréciations des stocks de marchandises
Questions fréquentes sur la classe 3
Quels sont les comptes de classe 3 ?
31 matières premières, 32 autres approvisionnements, 33 et 34 en-cours de biens et de services, 35 stocks de produits, 37 stocks de marchandises et 39 dépréciations des stocks.
Comment comptabiliser la variation de stock ?
À la clôture, solde le stock initial par le débit du 603 concerné et constate le stock final au débit du compte 3x par le crédit du même 603. Pour les produits fabriqués, la contrepartie est le 713.
Faut-il tenir un stock si on est prestataire de services ?
Non pour des marchandises, mais oui pour des prestations commencées et non terminées à la clôture : elles se valorisent au coût de revient en en-cours de services (34).
