Comptabilité · 2026

Simulateur barème kilométrique 2026 : indemnités auto, moto, vélo, électrique

Simulateur barème kilométrique 2026 : indemnités auto (3 à 7 CV), moto, cyclomoteur, vélo. Majoration électrique +20 %, plafond 7 CV, forfait mobilités durables.

Le barème kilométrique publié par l’administration fiscale sert à deux choses : rembourser un salarié qui utilise sa voiture pour le travail, et déduire tes frais réels quand tu fais ta déclaration d’impôt. Le simulateur ci-dessous applique le barème officiel (arrêté du 3 avril 2025) avec les 3 tranches légales, la majoration de 20 % pour les véhicules électriques et le plafond de 7 CV.


Simulateur

Barème kilométrique 2026 : auto, moto, vélo, électrique

Renseigne ton véhicule, sa puissance fiscale et le nombre de kilomètres parcourus dans l’année. Le simulateur applique le barème officiel de l’administration fiscale (arrêté du 3 avril 2025), avec la majoration de 20 % pour les véhicules 100 % électriques et le plafond légal de 7 CV pour la déduction en frais réels.


Plafond fiscal : 7 CV maximum pour la déduction en frais réels

Trajets professionnels ou domicile-travail (un seul aller-retour par jour dans la limite de 80 km/jour)

Indemnité kilométrique déductible
0 €
Soit 0 € / km en moyenne
Tranche kilométrique
Formule appliquée
Majoration électrique (+20 %)
Non
Économie IR estimée (TMI 30 %)
0 €

Frais réels ou forfait 10 % : le barème kilométrique n’a d’intérêt que si tu optes pour les frais réels à la place de l’abattement forfaitaire de 10 % automatiquement appliqué sur ton salaire. Pour un TNS ou un gérant, la logique est différente : les IK peuvent être versées en note de frais par la société (exonérées de charges dans la limite du barème). Un logiciel comptable avec un conseiller te compare frais réels vs forfait sur ton bulletin réel et te sort les IK maximisées dans le cadre légal.


Barème kilométrique auto 2026 (arrêté du 3 avril 2025 reconduit)

Applicable aux frais réels des salariés et dirigeants ayant opté pour la déduction réelle plutôt que le forfait 10 %. Majoration de 20 % pour les véhicules 100 % électriques.

Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 d × 0,316 + 1 065 d × 0,370
4 CV d × 0,606 d × 0,340 + 1 330 d × 0,407
5 CV d × 0,636 d × 0,357 + 1 395 d × 0,427
6 CV d × 0,665 d × 0,374 + 1 457 d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 d × 0,394 + 1 515 d × 0,470

Le plafond de déduction en frais réels est celui d’un véhicule 7 CV, quelle que soit la puissance réelle. La majoration électrique s’applique en plus.

Comment fonctionne le barème kilométrique ?

Le barème publié par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) chaque année couvre l’usure du véhicule, l’assurance, le carburant, les frais de réparation, les pneus. Il évite d’avoir à conserver toutes les factures pour justifier tes frais professionnels : tu multiplies simplement les kilomètres par un tarif défini selon la puissance fiscale.

Le barème 2026 est calé sur l’arrêté du 3 avril 2025 (revenus 2024), qui reste applicable tant que l’administration ne publie pas de nouvelle version. Il fonctionne par tranches :

  • Voiture : 3 tranches (jusqu’à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, au-delà de 20 000 km) et 5 puissances (3, 4, 5, 6, 7 CV et plus)
  • Moto : 3 tranches (jusqu’à 3 000 km, de 3 001 à 6 000 km, au-delà de 6 000 km) et 3 catégories de cylindrée
  • Cyclomoteur (≤ 50 cm³) : 3 tranches, un seul tarif
  • Vélo / trottinette / vélo à assistance électrique : forfait mobilités durables à 0,25 €/km, plafonné à 700 €/an exonérés

Depuis 2021, une majoration de 20 % s’applique automatiquement pour les véhicules 100 % électriques (pas les hybrides). C’est un coup de pouce fiscal significatif : sur 15 000 km en 5 CV, tu passes de 6 750 € à 8 100 € d’indemnités déductibles.

Le plafond de 7 CV : la règle méconnue

Depuis 2013, la déduction des frais de véhicule en frais réels est plafonnée à la puissance fiscale de 7 CV, même si tu roules dans une voiture de 10 ou 12 CV. C’est l’article 83, 3° du CGI qui l’impose : le barème 7 CV est le maximum applicable dans le cadre des frais réels de salariés.

Concrètement, si tu conduis une berline de 9 CV pour ton travail, tu appliqueras le barème 7 CV pour ta déclaration d’impôt, pas celui de ta puissance réelle. Le barème 8, 9, 10, 11, 12 CV n’existe plus depuis 2013 dans le contexte fiscal des salariés.

Attention, cette limitation ne s’applique pas aux TNS (travailleur non salarié) qui déclarent leurs frais en BNC ou BIC : eux peuvent utiliser leur puissance réelle jusqu’à la fin du barème (ou passer en frais réels détaillés).

Frais réels ou forfait 10 % : quel est ton intérêt ?

Par défaut, l’administration applique un abattement forfaitaire de 10 % sur tes salaires imposables (plafonné à 14 426 € en 2025, à confirmer 2026). Cet abattement couvre tous tes frais professionnels : trajets, repas, formation, matériel.

Tu peux, si tu y as intérêt, opter pour les frais réels (article 83 CGI). Il faut alors additionner tous tes frais professionnels réels et détenir les justificatifs. C’est le cas typique quand :

  • tu habites loin de ton travail (plus de 40 km simple sens en général)
  • tu utilises ta voiture personnelle pour des déplacements professionnels non remboursés
  • tu as des frais spécifiques (formation, matériel informatique, vêtements pro)

Cas type. Salarié à 35 000 € brut annuel, 40 km simple sens en 5 CV, 220 jours travaillés :
– Distance annuelle : 40 × 2 × 220 = 17 600 km
– IK barème 5 CV, tranche 2 : (17 600 × 0,357) + 1 395 = 7 678 € de frais réels
– Abattement forfaitaire 10 % : 35 000 × 10 % = 3 500 €
– Écart : 4 178 € de plus déclarables en frais réels

À 30 % de TMI, ça représente une économie d’impôt de 1 253 €/an. Pour un couple à 41 %, on grimpe à 1 713 €.

Le cas TNS et gérant : l’IK n’est pas un frais, c’est une note de frais

Si tu es dirigeant de SASU, SAS, EURL ou SARL (gérant majoritaire ou minoritaire), tu peux te faire rembourser par ta société les kilomètres parcourus à titre professionnel via une note de frais. L’indemnité est calculée sur le même barème officiel.

Deux règles clés à respecter :

  1. Le véhicule doit être personnel (pas un véhicule de société). Sinon, avantage en nature, taxable.
  2. Les déplacements doivent être justifiés : agenda, tableau des trajets avec date, motif, distance, kilomètres. En cas de contrôle, l’URSSAF et l’administration fiscale demandent la traçabilité.

L’avantage : les IK versées par la société sont exonérées de charges sociales et d’impôt dans la limite du barème officiel. Au-delà, la fraction excédentaire est requalifiée en salaire, avec cotisations sociales et IR à la clé.

Mobilités durables : le petit barème très intéressant

Depuis 2020, l’employeur peut verser jusqu’à 700 €/an (montant 2025, susceptible d’évolution) exonérés de charges et d’impôt à ses salariés qui viennent au travail en vélo, vélo à assistance électrique, trottinette électrique, covoiturage ou transports publics. C’est le forfait mobilités durables (FMD).

Le barème indicatif est de 0,25 €/km pour le domicile-travail en vélo. Au-delà de 700 €/an, la fraction supplémentaire redevient imposable.

Cumul possible avec le remboursement à 50 % de l’abonnement transport en commun, dans la limite globale de 900 €/an exonérés (cumul FMD + prise en charge abonnement, montants 2025 à vérifier 2026).

C’est l’un des dispositifs les plus rentables si tu fais 15 à 20 km/jour à vélo : à 220 jours travaillés, tu tapes vite dans le plafond, exonéré à la source, sans aucune démarche fiscale supplémentaire.

Cas concrets

Cas 1 : commercial en zone rurale, 30 000 km/an, 5 CV thermique
– Tranche 3 (au-delà de 20 000 km) : 30 000 × 0,427 = 12 810 €
– Économie IR à 30 % (frais réels vs forfait 10 %) : environ 2 800 €/an selon salaire

Cas 2 : commercial 50 000 km/an, 6 CV électrique
– Tranche 3 : 50 000 × 0,447 = 22 350 €
– Majoration +20 % : 22 350 × 1,20 = 26 820 €
– L’électrique fait gagner 4 470 €/an vs le même modèle thermique, à ce niveau d’usage

Cas 3 : dirigeant SASU, 15 000 km pro/an, 5 CV
– Tranche 2 : (15 000 × 0,357) + 1 395 = 6 750 €
– Versé en note de frais mensuelle par la société, 562 €/mois exonérés

Cas 4 : salarié à vélo, 10 km simple sens, 220 jours
– 10 × 2 × 220 = 4 400 km
– FMD : 4 400 × 0,25 = 1 100 € théoriques, plafonnés à 700 €/an exonérés
– Nette économie d’IR + cotisations pour l’entreprise

Cas concrets moto

Moto 500 cm³ (3 CV fiscal), 8 000 km/an
– Tranche 3 : 8 000 × 0,275 = 2 200 €

Moto sportive 1 000 cm³ (7 CV fiscal), 12 000 km/an
– Tranche 3 : 12 000 × 0,343 = 4 116 €

Questions fréquentes

Le barème kilométrique 2026 est-il déjà publié ?
Non. Le dernier arrêté officiel date du 3 avril 2025 (barème applicable aux revenus 2024). Il reste applicable en 2026 tant que l’administration ne publie pas d’actualisation. Historiquement, la révision se fait par arrêté au 1er trimestre.

Que couvre le barème kilométrique ?
Amortissement du véhicule, assurance, entretien courant (vidange, freins, pneus), carburant, réparations. Ne sont pas couverts et peuvent être ajoutés à part : frais de péage, frais de parking, intérêts d’emprunt pour l’achat du véhicule.

Puis-je cumuler barème kilométrique et frais de péage ?
Oui. Le péage et le parking en journée pro peuvent s’ajouter aux IK, en frais réels distincts, sur justificatifs.

Quelle est la limite du domicile-travail ?
40 km simple sens en général. Au-delà, tu dois justifier des motifs particuliers (marché de l’emploi, résidence des enfants, santé) pour éviter que l’administration limite la déduction à 40 km.

Quel véhicule pour un artisan qui rentre dans la fourche 7 CV ?
Toute berline compacte / SUV moyen tourne autour de 5-7 CV. Une Peugeot 208 est 4 CV, une Renault Clio 5 est 4 CV, une Peugeot 3008 est 6-7 CV. Un SUV premium (BMW X3, Volvo XC60) dépasse souvent 8-10 CV : au-delà de 7 CV, aucun bonus fiscal supplémentaire pour les salariés.

Puis-je utiliser le barème pour un scooter 125 cm³ ?
Oui, en tant que moto (barème « 1 ou 2 CV » en général pour les 125 cm³). Attention à distinguer du cyclomoteur (≤ 50 cm³) qui a son propre barème plus bas.

Le barème s’applique-t-il aussi aux véhicules hybrides ?
Oui, avec le barème classique (thermique). La majoration de 20 % est réservée aux véhicules 100 % électriques (batterie seule, pas d’hybride rechargeable ni de mild-hybrid).

Puis-je changer de méthode chaque année ?
Oui. Tu peux passer d’année en année du forfait 10 % aux frais réels selon ce qui t’arrange. La décision se prend au moment de ta déclaration.

En pratique

Le barème kilométrique n’est pas une option « gratuite » : c’est un outil fiscal qui devient rentable dès que ton domicile-travail dépasse 30-40 km simple sens en voiture. Pour un TNS, c’est un mécanisme d’optimisation quasi systématique. Pour un salarié, c’est à calculer chaque année en comparant l’IK totale vs l’abattement forfaitaire de 10 %.

Un logiciel comptable avec un conseiller (comme L-Expert-Comptable ou Swapn) automatise le calcul, sort la note de frais mensuelle si tu es dirigeant, et compare tes deux options fiscales en fonction du réel de ton année. Sur les gros rouleurs (>20 000 km/an) ou les électriques, l’écart chiffré peut dépasser 3 000 €/an.

Comparateur : indemnités kilométriques vs forfait 10 % pour salarié

Salaire brut annuel 40 000 €, véhicule 7 CV, différents kilométrages annuels domicile-travail + pro.

Kilométrage annuel Forfait 10 % (déduction automatique) IK réels (barème 2026) Meilleur choix
5 000 km 4 000 € 5 000 × 0,697 = 3 485 € Forfait 10 %
8 000 km 4 000 € 8 000 × 0,394 + 1 515 = 4 667 € IK réels (+ 667 €)
12 000 km 4 000 € 12 000 × 0,394 + 1 515 = 6 243 € IK réels (+ 2 243 €)
15 000 km 4 000 € 15 000 × 0,394 + 1 515 = 7 425 € IK réels (+ 3 425 €)
20 000 km 4 000 € 20 000 × 0,394 + 1 515 = 9 395 € IK réels (+ 5 395 €)
25 000 km 4 000 € 25 000 × 0,470 = 11 750 € IK réels (+ 7 750 €)

Verdict : au-delà de 6 000 km/an, les frais réels battent systématiquement le forfait 10 %. Attention, opter pour les frais réels oblige à réintégrer les indemnités éventuelles versées par l’employeur, à faire la déclaration détaillée et à conserver tous les justificatifs 3 ans.

Bonus véhicule électrique : majoration de 20 % sur le barème kilométrique, à saisir même en cas de conservation du forfait 10 % via l’option frais réels.

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Sources et références :
– Arrêté du 3 avril 2025 fixant le barème forfaitaire (JORF)
– Article 83, 3° du Code général des impôts (plafond de 7 CV pour les frais réels)
– Article 81, 19° ter CGI (forfait mobilités durables)
– BOFIP-RSA-BASE-30-50-30-20 (frais professionnels des salariés)
– BOFIP-RSA-CHAMP-20-30-10 (frais de véhicule)
– URSSAF, « Indemnités kilométriques et forfait mobilités durables »

Auteur : Loïc H, passionné d’investissement et d’entrepreneurs.

Disclaimer : Le simulateur applique le barème officiel de l’arrêté du 3 avril 2025, applicable jusqu’à publication d’une éventuelle actualisation 2026. Le calcul suppose que le véhicule est utilisé pour des trajets professionnels justifiés, dans le respect de la limite des 40 km domicile-travail (sauf motif particulier). Confronte toujours ton cas à ton propre conseiller ou à ton service RH pour valider l’éligibilité et la traçabilité des kilomètres déclarés.

Loïc H

Entrepreneur depuis plus de dix ans, investisseur long terme par nécessité plus que par idéologie. J'écris ce que j'aurais voulu lire avant de faire mes erreurs, chiffres à l'appui et sans jargon.

Entrepreneur Investisseur patrimonial LinkedIn

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